Polar

920 vs 800, qui dit mieux?

Ce fut une longue hésitation pour de nombreuses personnes je pense, qui a du finir en faveur de la 920 dans de nombreux cas vu la réputation de la montre dans le monde du triathlon. Pour ma part, j’ai acheté la Polar V800 peu avant la sortie de la Garmin 920, donc pas d’hésitations, la Fénix 2 et la 910 ne correspondaient pas à mes attentes à l’époque. Mais récemment, ma V800 montrait quelques signes de faiblesse (altimètre), et de peur de me retrouver sans montre le temps d’un échange en SAV, j’ai pris les devants et j’ais choisi de me procurer une montre Backup. Et histoire d’aller jusqu’au bout de l’assurance, j’ai choisi de prendre la Garmin 920 (plutôt qu’une deuxième V800, et j’ai longtemps hésité) afin de palier aussi aux éventuels soucis avec la plateforme Polar Flow parfois en maintenance (tout comme Garmin).

Voici donc après quelques séances mes retours sur la 920. Pas de détails tant la montre a été présentée, et est reconnue comme la meilleure. Juste un avis d’un Polar Fan boy sur la concurrence.

Contenu de la boite: avantage Garmin.

J’ai pris le pack Triathlon. Donc la montre noire, et surtout les cardios Piscine et Triathlon. En plus, dans la boite, un bracelet pour mettre la montre en option démontage rapide pour mettre sur le vélo. Inutile pour moi (trop peur de perdre la montre au fond du lac, et pas le temps de démonter la montre en transition), c’est quand même un plus pour le triathlete sur le papier. Ca fait monter l’addition, mais cela fait un peu plus noël que la boite Polar. Ces derniers ont compris d’ailleurs, et ils ont sorti la version spéciale Javier Gomez avec un peu plus de contenu.

Esthétique de la montre: Avantage Polar

Toujours personnel ce point là, mais selon moi, il n’y a pas photos. Même en version noire, la 920 fait sport quand la V800 en noir, en bleu ou en “carbone” Javier Gomez fait classe même en tenue de tous les jours. C’est aussi pour cela qu’elle commence à fatiguer chez moi, je la porte 24h/24h, et toujours avec moi pour un entrainement.

Et elle est massive cette 920. Légère, mais large surtout, ce qui la rend moins confortable que la V800. Et la V800 a le bracelet préformé, ce qui pour mes poignets fins la rend plus confortable quand la 920 est un peu trop grosse.

Ergonomie de la montre: Avantage Garmin

Sur des détails, mais ces petits plus qui font la différence à l’arrivée. La possibilité d’éteindre la montre, de modifier les affichages de la montre directement avec les boutons, et même directement pendant un entrainement, téléchargement automatique des séances via wifi (donc sans enlever la montre, juste tout seul pendant la douche ou les étirements 😉 ). Par contre, rechargement plus rapide je trouve pour la V800, avec aussi la bizarre impression qu’elle se décharge moins vite, alors que l’autonomie est supposée moins bonne que la 920, mais j’ai pas encore eu l’occasion de pousser les deux montres à bout (la V800 encore à plus de 70% sur un Triathlon HIM).

Qualité sportive, ca dépend.

Natation: Garmin 920 sans aucune comparaison possible.

Bien que les mise à jour aient rendu la V800 compétitive sur le papier, la 920 dans la pratique est juste plus juste. Pas une longueur loupée en 6 séances, un affichage clair sous l’eau, une ceinture (faite spécialement pour en même temps) qui tient bien en place bien que toujours inconfortable car il faut serrer fort (et moins souple que celle de la V800). Bref, pas une hésitation quand je dois aller à la piscine, c’est la 920 sans sourciller. Et pareil en eau libre, la V800 a un souci de conflit entre le GPS et le cardio, donc pas de données cardio fiable quand le GPS est activé, bien que le GPS reste ultra fiable (un gros point fort de la V800 depuis toujours).

Vélo/CAP: Kif Kif, pas de mauvais choix.

Clairement, on peut pas se tromper, les deux sont justes au niveau allure, les deux sont juste au niveau cardio, les deux sont capables de guider la séance d’entrainement. A chacun de se faire son choix. Perso, une préférence à la V800 pour son meilleur ressenti sur le poignet, un affichage plus clair et lisible, et des vibrations plus perceptibles que la 920xt je trouve. Le cardio nouvel version Garmin est par contre bien plus confortable je trouve, non pas la texture la ceinture (Polar, au top) mais le placement des électrodes ne me cause pas d’irritations comme les autres sous le sternum, donc bravo à Garmin pour ca. Pour le vélo, un plus pour la 920 peut être, avec la possibilité d’afficher la puissance moyenne 3s/10s quand la V800 propose seulement la puissance instantanée.

Triathlon: Polar V800

Certes pas la meilleure pour le cardio pour la partie natation comme déjà mentionné, mais l’important n’est pas là. Ce qui m’importe, c’est la fiabilité et l’efficacité. Et la V800 fait ca parfaitement. Pas de beug (comme trop souvent reporté pour la 920), pas de problème pour lire la montre sur le vélo la montre au poignet (écran plus grand que la 920, et le N&B assure une bonne lisibilité quelque soit la luminosité). Possibilité aussi de faire des laps en mode triathlon. Je ne comprends pas cette absence chez la 920, malgré plus de boutons… Et presque impossible de louper une transition sur la V800, car deux boutons séparés, et sur le coté donc difficile d’appuyer dessus par inadvertance.

 

Offre logiciel: Polar Flow/V800

Garmin connect est plus poussé niveaux infos (météo) et social, mais Polar Flow est juste plus confortable pour avoir accès à ces données, et des intervalles enregistrés, et aussi sur des tours personnalisés à posteriori.

 

S’il ne fallait en garder qu’une: V800

Ca va varier selon les personnes, mais pour moi, V800. Elle est fiable, complète, et utilisable tous les jours comme dans les conditions d’entrainement les plus difficiles (pluie, sombre, soleil …). Je vais donc surement pousser jusqu’au bout ma V800 pour craquer pour la remplaçante. Si la remplaçante doit tarder, le 920 assurera la régence sans aucun soucis ni frustration, mais mon coeur reste attaché à Polar.

Les rivales, la V800 un poil en avance pour moi ;)

Les rivales, la V800 un poil en avance pour moi 😉

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Trop de données tue l’entrainement?

Dans la course à l’armement du sportif, on nous abreuve de nouvelles métriques soit disant là pour nous faire mieux courir. Ca commence en CAP, avec la cadence, le temps de contact… et pleins d’autres choses que l’on peut afficher sur nos montres. Le vélo, c’est encore pire, car avec l’avènement et la relative démocratisation des capteurs de puissance, on a de nouvelles métriques en veux tu en voila. Et les compteurs se perfectionnant, il est possible maintenant d’afficher 6-7… de ces métriques en roulant. Un coup à finir dans le fossé ou dans une voiture.

Mais en triathlon, une des particularités, c’est l’enchainement des trois sports (et oui, je suis fort pour les révélations chocs). Du coup, on doit avoir un outil pour nous suivre tout le long, et c’est en général une montre bien que certains embarquent un compteur juste pour la partie vélo. Moi, je suis prudent, donc je ne veux pas laisser mon compteur sur le vélo sans surveillance, donc je cours juste avec la montre, et utilise le compteur à l’entrainement. Je me suis alors demandé qu’elles étaient les valeurs dont j’avais vraiment besoin d’avoir pour bien courir/rouler, sachant que je suis limité à 4 lignes sur ma montre, et que j’ai pas envie de changer d’affichage toutes les 5 minutes.

Du coup, sur une séance vélo récente, je me suis lancé avec ma montre, en affichant seulement les watts et le temps pour pouvoir faire comme il faut la séance (des blocs à allure HIM) mais pas d’infos sur la Fc, cadence ou vitesse durant la séance. Et parce que la montre est au poignet, pas vraiment facile de contrôler la puissance tout le temps, donc plutôt une séance faite au feeling, comme cela le sera le jour de la course en fait.

Pour le matos: Polar V800 (vitesse/distance/temps) et ceinture H7 (FC), powermeter Powertap P1 (puissance, cadence et équilibre gauche droite). Objectifs de la séance: 4 blocs d’environ 15′ à allure HIM soit environ 238w en moyenne (85%FTP), enchainé avec une séance cap, la séance ici pour les curieux.

Résultats:

La vitesse = useless.

Les vitesses moyennesDans le monde du vélo, il y a ceux qui ne jurent que par leur compteur de vitesse, et envoie balader toute idée de FC, Puissance ou sensations. Force est de constater que dans cette séance, la vitesse ne reflète que très mal la réalité. Dur de distinguer les période de travail ou de celles de repos, à moins de savoir le dénivelé ou le vent ou encore la sinuosité et le type de revêtement de la route.

 

La puissance et la FC: de bons indicateurs.

Puissance et Fréquence Cardiaque

Pas surprenant, la puissance est pile dedans car je visais une séance basée sur des cibles de puissance. Mais à l’instar de l’ami Rémi, j’ai essayé de faire la séance aux sensations, donc plutôt content de voir que je suis pil poil dans les cibles. La 2 est un peu haute, mais s’explique par un profil un peu ascendant avec des virages et du vent, donc j’ai envoyé un peu plus que prévu tout en restant dans les cibles (hautes). Agréablement surpris par la FC, elles sont 1) assez basses (environ 10bpm des zones de FC), 2) régulières dans les répétitions (1/3/4) et 3) très bien corrélées avec les valeurs de puissance. Que ce soit puissance ou FC, dans des séries assez longues comme ici, les deux peuvent etre utilisées pour juger de l’intensité de l’exercice. Après, j’ai un cœur qui réponds assez vite à l’exercice pour monter dans les tours, comme pour redescendre à condition que je ne me sois pas cramé bien sur.

Les autres données de Geek: Cadence et Équilibre Gauche Droite.

CadEquiAlors la, on rentre dans le plus ou moins scientifique.
La cadence, nombreux sont ceux qui ne jurent que par ça, avec des valeurs de plus de 90 quoiqu’il arrive, d’autres par de la force, et d’autres par une cadence propre à chacun. Dans mon exercice à l’aveugle (pas de valeurs affichées), je m’aperçois avec surprise que naturellement, j’ai une cadence au dessus de 90, je m’attendais plus à quelques chose proche de 84/86. Je vois aussi que ca diminue au fur et à mesure des répétitions, c’est qu’avec la fatigue, je ne tiens plus des cadences aussi élevées qu’au début. Après, c’est compliqué à discuter, car les valeurs de cadence moyenne affichées prennent en compte les moments de non pédalage (descente), donc selon le dénivelé, ca peut changer (Rep 2 vs rep 3 par exemple). Bref, instructif, c’est un truc que j’ai travaillé pour l’augmenter, et ca explique pourquoi la cap enchainée (Brick) c’est super bien passée. Mais en tant que telle, pas vraiment utile sur le vélo pour gérer l’effort une fois qu’on est habitué à travailler à haute cadence. Bref, sympa à avoir en résumé de séances, mais pas forcément le jour de la course.

L’équilibre Gauche Droite traduit lui la force que l’on met sur la pédale gauche et droite. Le 50/50 est soumis à débat, et on ne sait pas encore s’il faut avoir une symétrie parfaite ou si une asymétrie est ok. Mais bon, 90/10, ca serait pas bon. Dans mon cas, plus de force à droite. j’ai le même genre de déséquilibre en cap, mais je pense aussi que ca peut s’expliquer par le fait que la chaine et les plateaux sont à droite, donc naturellement on pousse plus fort avec cette jambe. Bref, ce que je trouve marrant, et que j’ai du coup constaté sur d’autres séances, c’est que plus je mets de puissance, plus le ratio tend vers le 50/50, ou 47/53 dans mon cas. Par contre lors des récups, ca redescend à 45/55. Ce dont je me suis apercu, c’est que pour ma jambe gauche avait tendance à avoir un cycle de pédalage moins complet que la droite. En fait, plus que de la puissance, c’est le temps à pousser qui est différent. Du coup, la jambe droite fatiguerait plus. Par contre, quand ca devient dur, bah les deux jambes s’équilibrent. Voir même quand je suis vraiment dans le dur, j’ai parfois du 55/45, donc plus de puissance sur la jambe gauche. Bref, au final, surement de quoi travailler pour améliorer mon équilibre à faible puissance, car ca représente l’air de rien la majeure partie des kilomètres parcourus. Mais pas d’intérêt vraiment à l’avoir en course.

Donc au final, des données intéressantes à analyser à posteriori, mais je vois pas vraiment l’intérêt de l’avoir en course.

Epilogue: affichage le jour de la course.

Ca devrait se résumer à: Puissance, FC instantanée, Distance et Temps. Voir un affichage principal à 3 lignes: puissance en gros, Fc et distance en plus petit, car au final, la puissance sera le principal moyen que j’utiliserais comme garde fou, la majeure partie de la course devrait se faire à la sensation. Et seule la distance compte sur un triathlon, le temps est anecdotique, surtout vu la gueule du parcours.

Et pour la cap? Pareillement. FC en gros puis allure instantanée, Temps et distance. Soit 4 champs car plus facile à lire en courant qu’en roulant. Allure moyenne donnée tous les km par la fonction tour auto, l’idée est de toute facon de courir là encore à la sensation.

 

Polar V800/V650: maj de la guidance

Comment le traduire en un mot? Je sais pas. En plusieurs, la V800 peut maintenant vous permettre de “suivre un trajet prédéfini”.

Disons que la V800 (et tout l’écosystème Polar en fait, dont le V650) a maintenant l’option d’importer un itinéraire sous Polar Flow, et de le mettre dans votre outil (montre ou compteur vélo) pour pouvoir le suivre après sur le terrain. Très très pratique sur le papier, mais cela marche t’il dans la réalité??

1ère étape: Création de la trace GPS

Suivre un trajet, c’était déjà +/- possible, encore fallait il que vous l’ayez déjà parcouru. Bref, inutile car à priori pas besoin d’aide pour un parcours que l’on connait déjà. Donc maintenant, vous pouvez créer un parcours de toute pièce, ou utiliser celui d’un ami. Le truc c’est d’avoir un parcours en .GPX.

Bonne nouvelle, très simple à avoir. Garmin ou Suunto peuvent les exporter si votre ami a couru avec sa montre. Si le parcours est encore en projet, et bien un logiciel d’itinéraire basique, type Strava (que je recommande pour ca), Openrunner (pour les tracés ultra précis et avec un profil altimétrique détaillé) ou bien encore Trace de trail feront parfaitement le job de 1) tracer la carte sur une carte IGN (ou autre) sur internet, et 2) exporter ce parcours en GPX sur votre ordinateur.

2ème étape: Importation sur Polar Flow

Dans l’écosystème Polar (comme ailleurs), tout passe par leur site internet. Donc rendez vous dans votre zone. Rayon Favoris, un nouveau bouton est apparu “importer un itinéraire”.

importe-polar

Suffit de cliquer, de glisser le fichier GPX dans la boite qui s’ouvre, de sélectionner (optionnellement) un sport associé, et c’est parti.

3ème étape: synchronisation sur la montre

Affichage du parcours favori

Affichage du parcours favori

Reste ensuite à synchroniser son compteur ou montre, et le parcours se retrouve alors dans les favoris de voitre montre ou compteur. On le choisit alors, on clique sur Start, et c’est comme d’hab. Sauf qu’un nouvel écran apparait nous montrant le chemin.Une fois lancé, on a donc un  petit tracé de la route à suivre.

Pour la V800, ca sera un petit chemin en pointillé, en trait plein le chemin déjà fait. Une petite flèche pour nous indiquer la direction, et un cercle là où nous sommes. Basique, le haut de la carte se met dans la direction où l’on avance, et non au nord. Ce qui est pratique. A l’arrêt, la montre cherche à aligner la carte avec le nord, mais pour moi ca ne marche pas vraiment. Voir même, ca cafouille pour peu que l’on est un objet magnétique, type un téléphone pour la photo, à proximité. Autre indication, la distance restant à parcourir, et une échelle des distances. Et c’est tout. C’est minimaliste. Pas de représentation des autres chemins, seul celui que l’on doit suivre y est.

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Pour le V650, on a un peu plus. On a le fond de carte (crado, open map où je ne sais quoi) sur lequel se dessine le tracé en rouge, et en bleu le déjà fait. Un petit rond rouge et une flèche pour nous dire où l’on est (au milieu de l’écran) et où on va (vers le haut de l’écran toujours 😉 ). Toujours la distance restante, une échelle des distances, et surtout une rose des vents, avec le nord en foncé. La encore, une fois arrêté, la flèche se paume un peu, mais dès que l’on repart, c’est opérationnel.

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Mon sentiment

Je l’ai attendu cette mise à jour. Et maintenant qu’elle est sortie, et bien je me demande un peu pourquoi.

Les plus:
1- Ca marche bien. J’avais l’impression que les produits Polar étaient précis niveau GPS, confirmation. La fonction est précise. Elle nous localise rapidement, en sous-bois comme au milieu de ruelles, et on ne loupe pas les chemins (mais voir en négatif). Si chemin loupé, la montre nous met hors parcours dans les 10 premiers mètres, pas besoin de faire 100m pour s’apercevoir que l’on s’est trompé.

2- C’est sobre. Surtout sur la montre. Pas de chichi et du coup une lisibilité excellente. Pour le compteur vélo, la aussi c’est bien. Le fond de carte n’est pas très réaliste, mais aucun souci pour repérer la bonne route.

3- Facile d’importer. Un GPX, c’est universel. Ca se met dans la montre en 5 minutes tout compris, et go.

Les moins:
1- Un peu minimaliste en version montre. Je pense qu’en montagne avec de nombreux petits sentiers, ca peut être un peu compliqué. Mais vu la réactivité du GPS, on ne se trompera pas longtemps je pense avant de s’apercevoir de son erreur.

2- Les fonds de carte ne sont pas beaux. Ceux de Strava ou Polar Flow sont bien plus beaux, mais surement plus lourd en taille. Après, il y a d’autres produits plus orienté cartographie, chez Garmin je crois (Epix ?). A chaque produit sa cible.

3- On n’a pas ses données visibles en même temps. Oui, on s’entraine, donc c’est important d’avoir des données comme la FC, puissance ou l’allure. Du coup obligé de jongler entre les affichages. Pas un problème en cap, un peu plus sur un vélo sur la route ou dans les chemins. Pouvoir mettre la carte en arrière fond serait bien. Sinon, un mode “la carte apparait à chaque bifurcation puis s’en va” pourrait être sympa, façon GPS de voiture. Je me demande si c’est pas une option sur le V650 d’ailleurs, car parfois la carte apparaissait toute seule, je ne suis pas sur du pourquoi. Mais c’est peut être aussi arrivé quand j’ai parfois perdu l’itinéraire puis retrouvé (genre en coupant un rond point ou une intersection, à 5m près, il gueulait).

L’un dans l’autre, je ne pense pas l’utiliser souvent cette option, je préfère avoir mes données visible, et la liberté d’aller où je veux. Mais en région inconnue, je suis certain que je l’utiliserais, c’est largement au point. Donc pour moi, validé, bien joué Polar.

 

Polar … doit me prendre pour un champion

Je ne vois pas d’autres explications quand je vois le compte rendu de l’activité de ce matin:

Capture

Entrainement de récupération? Un 10*300m à 95% de VMA?? Si seulement 😉

J’aime ma montre quand elle me dit que je me la suis coulé douce en fait ce matin 😉

 

Bon, je suis un peu absent, vous en saurez plus d’ici peu.
Pour faire une sorte de teaser:

  • je suis passé de l’autre coté de la barrière (ou de la ligne)
  • j’ai trouvé la fêve, du coup, je suis le roi (ou tout comme)
  • l’importance des piles
  • comment rendre une séance plus difficile
  • et ca nage/roule/court toujours, je vous récapepeterais le truc.

Polar V800 et la natation en eau libre

Une mise à jour récente a fait progresser la V800, en lui offrant (enfin) un profil sportif dédié à la natation en eau libre. Avant, c’était pas réellement au point, bien que dispo non officiellement. Pour la présentation de la maj, vous pouvez aller voir ce site qui la fait en détail.

Dans la pratique, avant la mise à jour, ca marchait mais pas de lissage. La montre perdait le signal GPS le bras sous l’eau, et devait le retrouver une fois hors de l’eau. Et de manière surprenante, ca marchait plutôt pas mal (si on acceptait un parcours chaotique), preuve encore une fois de la qualité de la montre dans la précision de la trace GPS. Ci-dessous un tracé d’une sortie en lac. C’est plutot chaotique, avec l’impression que je suis revenu sur mes “pas”, bref j’ai longtemps douté de la qualité de la trace GPS, surtout que sur un tri, la montre m’a ramené une natation plus courte d’environ 300m, peu probable (quoi que…). Mais bon c’était une version non définitive.

Première sortie à Chamboux

Première sortie à Chamboux

Après la mise à jour, je suis revenu quelques jours après dans le même lac, et effectué le même trajet ou presque. Résultats: une trace bien plus lisse, des allures réalistes progressives. bref l’algorythme est là, et bien là. Quelques tests, sur place sans bouger pendant 30s, distance de 17m. Sachant qu’en moyenne, je nage 25m en 30s, bref, c’est pas parfait, mais comme tout GPS, une ypothèse est faite que les objets sont en mouvement je pense. J’ai refait un test à la fin car je trouvais bizarre de nager aussi lentement avec la combi (et c’est bien le cas), et la encore, j’ai eu des résultats bizarres mais dans l’autre sens, un peu trop court ce coup ci. Je pense que c’était l’inverse, la montre lissait ma nage, et  j’ai pas nagé suffisamment longtemps. Mais force de constater que pour le même tour du lac, la distance est proche. Donc même avant la mise à jour, les distances étaient potentiellement bonnes. Bref, pas forcément convaincu du changement, et surtout douteux de la précision.

Chamboux après la mise à jour

Chamboux après la mise à jour

Mais la confirmation est arrivé quelques jours plus tard. Triathlon de Bergerac. Championnat sérieux en Aquitaine, donc mesuré correctement (à priori, et selon les autres montres). j’ai nagé le plus droit possible malgré le courant, et la nage droite a été facilité par le fait qu’en départ contre la montre, pas de gros paquets, donc grande liberté pour choisir la bonne trajectoire. Au final, 1530m nagé contre 1500m officiel, plutôt bien.

Donc au final, une mise à jour qui marche, et qui a l’air ultra précise, faisant de la V800 un formidable outil de suivi de l’entrainement. La maj ajoute d’autres fonctionnalités, comme le nombre de mouvements, mais la honnêtement, la montre est à l’ouest. En lac comme en piscine, j’ai trop de mouvements. En piscine je compte, en général 25/26 par longueur, et la montre me donne souvent plus de 30. Mais bon, je doit avoir trop de gestes parasites, et de toute façon, c’est pas la dessus que je me concentre le plus. Mais pour les intéressés, c’est dispo, pas trop délirant en lac pour moi, et toujours la FC dispo (si montre bien réglée, pas de combi… bref, encore une fois, des résultats mitigés chez moi).

De la pub pour Polar (encore oui, et toujours gratuitement). Outre le fait que j’ai reçu une nouvelle montre en 5 jours dont 2 non ouvrés suite à des problèmes de connexion, j’ai attendu avant de poster ce billet. Attendu que le Service Polar règle un problème d’affichage, en gros un décalage entre les données, et l’affichage sur la carte. Pas reçu de nouvelles pendant un mois, ni même un mail de confirmation de la réception de la demande (ce qui arrive d’habitude), je commençais à douter. Et puis dernièrement, j’ai jeté un coup d’œil sur une vieille séance, et les choses étaient revenues dans l’ordre, et l’affichage nickel. Bref, sans vagues ni en faire un foin, les choses ont positivement évolués. Bref, toujours à l’écoute, je continue à croire que j’ai fait le bon choix, même si il manque toujours des trucs intéressants disponibles chez les autres. Mais je sais etre patient quand les choses arrivent et bien faites. Donc wait and see. Et en attendant, je profites 😉

A mes courses manquées

Salutations, Avec ces beaux jours, mon moral est paradoxalement en berne (bien que je l’ai quittée private joke pourri). En effet, fleurissent sur la toile et les forums les récits des moult aventures menées par chacun et chacune sur semi, Marathon 10km, et même en triathlon. Donc, histoire de pas faire comme tout le monde, voici les comptes rendus de mes deux DNS pour ce début d’année, en espérant que le compteur s’arrête là. Pour être précis, ce sont des courses dont j’avais le ticket d’entrée, mais je n’ai pu ou voulu y aller. Je ne compte pas les potentiellement intéressantes que j’ai envisagé et renoncé au dernier moment. Les deux que je vais vous narrer avaient été planifié et enregistré.

Numéro 1: Le marathon de Sénart

Ça fait un bout de temps que je n’avais pas couru un marathon. Le seul et unique remonte à Novembre 2007, dans la belle ville de La Rochelle. Du coup, à force de m’entrainer, et en lisant les aventures de collègues de forum, j’en étais arrivé à me remotiver pour l’épreuve “mythique”. Car il en faut de la motivation. Du coup, Sénart, un parcours plat, en début d’année, pas trop loin, pas cher, à l’ambiance sympathique, ca me disait plutôt bien. Mais non, la clavicule en a décidé autrement, environ deux semaines après l’inscription, et deux mois et demie avant l’échéance. En comptant le mois de repos, plus les deux trois semaines de reprise, ça laissait donc plus beaucoup de place pour s’entrainer. J’ai secrètement espéré, mais une séance d’AS42 environ 2 semaines avant m’a bien confirmé que j’avais ni les allures, ni l’endurance pour prendre du plaisir le jour J. Donc, j’ai eu une grosse pensée de loin pour les courageux qui se sont élancés le premier mai sous la pluie parisienne. Même avec ce temps de chien, j’aurais été ravi d’être avec vous. Et bien que n’aimant pas les médailles de finisher, la médaille en verre de la soufflerie de Sénart, je l’aurais bien vu dans mon salon (madame moins). Rien que pour cela, j’y retournerais peut-être.

Numéro 2: le triathlon international de Cannes.

Alors là, c’est encore plus rageant. Vous connaissez surement dans votre entourage des gens qui courent majoritairement des courses “gratuites”. Non qu’elles ne coutent rien aux participants, mais parce qu’il y a maintenant plein de “loterie” à dossards, surtout pour les plus actifs sur réseau sociaux. Je dois être  un vieux … à payer les miens dans mes courses locales, tout comme ne pas marchander ma baguette chez mon boulanger. Bref, je joue rarement, mais vous devez savoir que je suis un fan des produits Polar. Pas forcément tant pour la qualité des produits (qui est bel et bien présente cependant) que pour l’attention de la marque envers ses (rares?) clients. Car oui, on ne doit pas être nombreux à posséder une V800. Montre de triathlon bien fichue, elle n’a pas l’aura de ses voisines de chez Garmin. Du coup, quand la rédaction de Triathlète Magazine  a organisé un concours réservé aux (rare?) possesseurs de V800 en décembre ou janvier pour participer au Triathlon de Cannes, et que j’ai participé, et bien j’ai eu la chance de recevoir un mail début mars de Matthieu m’annonçant la bonne nouvelle. Sauf que j’avais zappé ce concours. Premier réflexe, le vilain spam. Deuxième réflexe, c’est qui? Troisième réflexe: d’où il me connait?? Et là, l’illumination, le concours. Je saute sur ma chaise, j’ai gagné, je vais aller à Cannes voir les stars … du triathlon. Je réponds direct à mon interlocuteur, ravi que je suis. Une fois le mail envoyé, je m’apprête à lever les bras, sauf que mon collier claviculaire m’en empêche. Je l’avais oublié cette fichue clavicule. Je cogite, ça fait trois semaines déjà que l’accident est arrivé. Les douleurs se font de plus en plus rares. Donc, pourquoi pas. Rendez-vous pris en urgence avec mon médecin traitant. Ça sera un NON, mais un oui cependant pour la reprise de l’entrainement. Selon lui, trop risqué de me mettre au milieu de la nage avec des fou furieux en combinaison, sans compter un parcours vélo accidenté qui risque de solliciter les épaules en montée, et trop dangereux en descente en cas de (re)chute. Bref, vous l’aurez compris, encore une course dont je n’ai pas pris le départ. Du coup, j’ai recontacté le père noël de mars Matthieu, en le remerciant pour l’offre, mais que je me désistais sur recommandation médicale. J’en avais gros sur la patate. Mais contrairement à Sénart, j’ai reçu des lots de compensation. En effet, avec l’entrée au triathlon, il y avait deux bonus. Le premier, un abonnement à Triathlète Magazine. Je le reçois donc depuis. Et ca me fait bien plaisir. Je pensais que cela ne m’intéresserais pas honnêtement, bien que je le feuilletais des fois, mais j’ai découvert les plans d’entrainement. En particulier pour un M. Depuis, je le suis avec beaucoup de plaisir, en particulier pour la natation, et c’est ce plan qui devrait m’amener en forme à mon premier triathlon, Chalain (inscrit d’ailleurs cette semaine, plus de recul possible ;)). Et je lis les articles, souvent très honnêtes et avec un parti pris. Je ne partage pas toujours leur vision ni leur avis, mais j’apprécie ce libre parlé non consensuel. Quand on fait du journalisme, même sportif, c’est pas pour faire de la news façon Yahoo, à un mom14052015-IMG_1087-Saint Remyent faut aussi s’engager et creuser/argumenter, quitte à se planter parfois ou à savoir changer d’avis et admettre ces erreurs. Ce qu’ils ont fait parfois mais bref, de la lecture divertissante et instructive, c’est déjà pas mal en ces temps numériques. Deuxième cadeau: une tri-fonction Zerod, avec les logos de Triathlète Magazine et Polar. Alors voilà, je suis un pimpin j’avoue. Je ne roule pas en tenue de vélo AG2r ou avec un maillot jaune LCL et suis souvent à la recherche du plus classique et passe partout (je porte toutefois un gilet jaune sur toutes mes sorties, faut pas plaisanter avec les bigleux de la route en GTI).Mais clairement, une tri-fonction de top qualité, à l’effigie de ma marque d’électronique préféré, et bah j’étais comme mes filles le jour de Noel, une grande banane toute la journée, à déambuler en tri-fonction dans la maison (oui, il pleuvait). Le truc surprenant, c’est que j’étais censé la récupérer le jour J. Mais n’y étant pas, j’avais fait une croix dessus. Donc la recevoir un mois après dans la boite aux lettres, c’était tout sauf attendu.   Ce n’est pas grand-chose (enfin si, c’est le top du top), mais ce geste de Polar et de la rédaction de Triathlète magazine, ça m’a conforté dans ma fidélité envers eux. Car pendant ce temps, l’équipe réclamation Polar a continué à répondre avec diligence et efficacité aux différents problèmes que j’ai rencontré avec ma montre (mise à jour). Beaucoup de gens se plaignent de servir de bêta testeur pour Polar, moi le premier. Mais si la marque continue à être à l’écoute des consommateurs comme elle le fait, et capable de petit geste tout simple comme m’envoyer une tri-fonction alors qu’elle aurait pu la réutiliser pour le prochain concours pour l’Alpe d’Huez, et bien je serais ravi de continuer à attendre patiemment leurs mises à jour et à servir de bêta-testeurs. Comme je le fais avec le compteur vélo V650 que j’ai dans les mains depuis quelques semaines. Mais c’est une autre histoire. Toujours est-il, pendant ce temps-là, d’autres marques (grandes ou émergentes sur Kickstarter) continuent de prendre les clients pour des moutons, et je n’ai pas l’impression que le suivi des réclamations ou les petits gestes soient au même niveau. Je ne dirais pas que Polar est une entreprise à taille humaine, genre PME, mais preuve est encore faite qu’elle compte en son sein des gens avec des notions élémentaires de relation humaines. Et ça, ça fait plaisir.   Sur ce, je vais essayer (encore) ma nouvelle tri-fonction sur les routes, et un grand merci à Polar et Triathlète Magazine de m’avoir offert ma chance, et d’avoir su m’aider à remonter mon moral. En espérant que vous soyez encore de longues années à mes côtés pour m’aider à m’améliorer. C’était mon message en mode gentil. Quand les choses marchent bien, il faut savoir le dire aussi.

Barre mythique?

Rapidement, partage d’un petit message de ma montre. Toujours sympa que quelqu’un pense à vous signaler ce genre de truc 😉

Voila, la barre des 1000 bornes est franchie. Sans trop de crevaison ni de panne d’essence.

Bientôt, l’achèvement de tous ces kilomètres. Participation prévue à deux semi marathon le 12 octobre et le 15 novembre. L’occasion d’enfin avoir des temps de référence pour savoir de quoi je suis capable et pouvoir suivre la progression. Pas vraiment l’esprit compétitif, mais j’aime bien l’idée d’avoir un temps à battre. et puis ca me permettra aussi de savoir ce que je peux espérer faire sur marathon, vu que je tenterais surement à nouveau l’aventure l’année prochaine, au printemps ou à l’automne.

Polar V800: A new kid in town

Pour le premier article de ce blog, quoi de mieux qu’un produit de haute technologie. Le genre d’objet qui ne vous manque pas tant que vous ne l’avez pas, mais dont vous ne pourrez plus vous passer une fois que vous y aurez gouté. Non ce n’est pas le chocolat, c’est le cardio (version non hype : cardio-fréquencemètre, ou HRM pour hearth rate monitor pour nos amis anglophones).

La nouvelle génération

La nouvelle génération

Ce bout de plastique moche autour de votre bras a révolutionné ma pratique de la course à pied. Je vous montrerai dans un prochain billet en quoi. Pour faire court, j’ai acheté un polar RC3 (il aura peut-être son billet un jour) pour vérifier mon rythme de course (allure) et je me suis aperçu qu’en fait ces choses-là donnent des mesures erronées d’allure, et ce quel que soit la marque. Mais bon, je m’acharne. Toujours mieux (enfin presque toujours) comme chrono que ma montre acheté à D4 pour 15€. Et ce fut une découverte. Le vrai plus, c’est le suivi cardio hautement pratique pour améliorer son entrainement pour les gens comme moi qui n’ont pas vraiment de structure d’entrainement (ni physique comme un club, ni logistique comme une piste à accès facile). Je cours dans la nature civilisée, comprendre chemin forestier, de hallage, voie cyclable et promenade diverses et variées.

Polar V800 GPSEnfin bref, ce bout de plastique moche autour de votre bras est selon moi en train de vivre une révolution. Alors on avait eu le droit au plastique coloré chez Suunto et Garmin qui apporte une touche de couleur, mais voilà que le chic et sobre débarque chez Polar. La V800, montre de triathlète de la marque, a débarqué début juin dans nos contrées. Et malgré toutes les limitations de ce modèle au logiciel en cours de développement (on y reviendra bien sûr), et bien je n’ai pu résister. Et donc ici, je vais vous raconter les raisons de ce craquage impulsif. Et mes premières expériences, satisfactions et désillusions sur ce produit.
Polar V800 boiteLa boite : et bien le strict minimum. Une montre, un capteur cardiaque et la ceinture souple qui va avec. Comme toujours chez polar, cette ceinture est très confortable. Un câble pour brancher/charger la montre via port usb sur l’ordinateur. Un guide de mise en route en 25 langues, et c’est tout. Tout le reste se passe en ligne, donc connexion internet indispensable pour avoir accès au manuel complet de cette usine à gaz.
La montre se charge par une sorte de pince venant ce mettre sur le bracelet, et faisant contact avec des connecteurs sur la montre.

Le connecteur

Le connecteurLA montre avec le cable chargeur/USB connecté La montre avec le cable chargeur/USB connecté

Ca n’est pas ultra simple à mettre en place, la pince se décroche assez facilement surtout que le câble livré est assez court (40-50cm) donc ça pendouille assez vite sur l’ordinateur. Le premier exemplaire que j’ai eu a d’ailleurs refusé de se connecter après une petite demi-heure. Modèle changé, le connecteur fonctionne parfaitement depuis un mois, et une connexion quasi-quotidienne. Après, c’est surement un compromis. La RC3 a un connecteur type micro-usb qui a l’avantage d’être ultra standard (le même que votre Smartphone non-Apple, c’est presque devenu un standard, donc presque toujours disponible auprès de quelqu’un si vous oublié le vôtre), mais la connexion m’a toujours semblé légère, et je ne suis pas sûr que cela soit très solide à long terme. De ce point de vue, la connexion de la V800 parait plus durable (excepté mon souci avec le premier modèle). Par contre, ce n’est pas un truc standard, et la version Android de polar Flow Beat n’étant pas compatible avec mon téléphone (android), aucun moyen de décharger la montre sans ce câble. De toute façon, je suis un accro à l’ordinateur plutôt qu’au tablette/smartphone. Bref, pensez à toujours prendre ce câble avec soi.

La montre arrive non chargée (mais le moniteur cardiaque oui). Une fois branché, la montre vous demande les classiques heure/date, informations personnelles (poids, taille, fréquence cardiaque maximale si connu, sinon estimé à partir de votre anniversaire, niveau de pratique sportive) pour calculer ces indices de performance propre à Polar. Mais pas d’inquiétudes, tout est modifiable à loisir à posteriori.
Démarrer une course. Bah oui, car on est un geek mais on n’achète pas cette montre pour se perdre dans le menu ou dans la notice. On fixe la ceinture cardiaque, on met les chaussures, et hop dehors avant même d’avoir lu ou installer quoi que ce soit. Je suis parti pour ma première course. Objectif : aller chercher en courant ma fille car on a voulu absolument ouvrir le paquet 10 minutes avant l’heure fatidique de la sortie de l’école.pola V800 affichage 4lignes Du coup, je suis 5mn en retard (rappelez-vous, charge/réglage express). Ce qu’il y a de bien avec Polar, c’est qu’ils font des montres pour courir. Du coup, pas besoin de sortir de St Cyr (et je possède déjà une montre de la marque). A quoi sert le gros bouton rouge ? Bingo, tu presses, fréquence cardiaque captée (5s), acquisition GPS 10%-20%30% Ok. Vraiment ? En 30s la première fois ?? Ok, confiance. J’y go, je vais même réussir à pas être si en retard que cela. C’est ce que j’adore avec ces montres polar. Tu peux programmer pleins de choses, paramétrer un tas d’options, mais au final, c’est pas cela le nerf de la guerre. Tu veux aller courir ? Bouton rouge une fois, cap ou cyclisme ou autre, bouton rouge une autre fois, la montre cherche ce qui pourrait se connecter, bouton rouge une fois c’est parti. Voilà, trois coups sur le même bouton, et en 30 secondes, c’est parti pour une course cardio GPS espionnée. Que demande la NASA de plus ? Première impression, c’est très clair. Il y a pleins d’infos sympa. Oh, et ils ont enfin mis la fréquence, la durée et la distance sur le même écran (hérésie de la RC3 ou si tu voulais connaitre ton temps et ta distance, tu devais jongler entre deux affichages différents, c’est vrai qu’un chrono GPS, ce n’est pas fait pour ca). Et on peut afficher 4 lignes en plus ? La classe. Mais il y a combien d’écrans différents ? Assurément de trop. Ca sent l’usine à gaz ce truc.

PolarV8002Allez, on dissèque l’écran. Car c’est pour moi le GROS plus de cette montre. Déjà, blanc sur noir désespoir, ou noir sur blanc tout fout le camp, à vous de choisir. Si l’heure s’affiche en caractère blanc sur fond noir, très design, les vues d’entrainement sont affichable selon les deux modes, et le mode est sélectionnable directement sur la montre (ou via Polar Flow). Personnellement, je suis resté sur des caractères en blanc sur fond noir. Plus facile à lire je trouve. D’un point de vue visuel, notre œil est attiré par les taches lumineuses. Donc, en utilisant ce mode, votre œil va directement aux informations affichées. Et vu qu’il y en a beaucoup, et bien, je trouve cela plus facile à gérer quand elles apparaissent en blanc dans un océan de noir. Les informations sont affichables sur 3 ou 4 lignes selon les différentes vues. Trois c’est classique (RC3). 4 c’est mieux, oui l’inflation règne ici aussi.

 

Polar V800 Heure Bezel

On va aborder la lisibilité. La première chose que je me suis dit en voyant les visuels sur internet. «Ok, la montre est stylée, elle a l’air fine et avec des lignes racées. Mais pourquoi diable l’affichage occupe une si petite partie de la montre (gros bezels dans le jargon)». Et bien, oui ils sont énormes. L’écran fait 2.5cm de large, on rajoute deux fois 0.5cm de chaque côté, ça fait près de 30% de la largeur perdue. Et grosso modo autant en hauteur. Est-ce troublant ? Oui, la montre aurait été encore plus classieuse avec des bords d’écran plus fin. Est-ce justifié ? Et bien à mon sens oui.

1- La montre n’a rien à voir en termes de gabarit avec une RC3 ou une Fénix2, malgré un niveau de robustesse et d’étanchéité similaire à cette dernière. Regardez les photos prises dans ma main. J’ai certes des mains de relative grand taille, mais comparé à un Bic standard, elle fait quand même menue, et elle l’est.

Polar V800 taille2-L’intégration des boutons est parfaite à mon sens, on y reviendra, le format carré est idéal. La plupart des concurrentes sont rondes. Lorsque l’on affiche plusieurs infos, seule l’information du milieu est en grand, celles en haut et en bas sont logiquement plus petites. C’est pour moi un énorme plus d’avoir l’affichage carré, car toutes les informations ont la même taille. Et cela fait toute la différence. Même si l’écran fait (et est) petit, les informations sont toujours affichées à taille très lisible. Seul parfois les logos de légende (genre “Lap1” ou “Lap avg” sont parfois un peu petite, mais on finit par les connaitre par cœur). Bref, écran petit mais bien défini et ultra contrasté, plus un rétro éclairage efficace, cela fait au final une lisibilité parfaite en toute circonstance, même quand l’on regarde la montre dans l’urgence en vélo ou en fractionné pour avoir accès à l’information vitale, et même avec 4 lignes affichées. Mais il est toujours possible de sélectionner des affichages avec trois lignes, ou même que deux.

PolarV8003Il doit y avoir 6 ou 8 écrans différents déjà préréglés. Mais le réel plus, c’est de pouvoir tout modifier. Et quand je dis tout, c’est tout. Passage obligé par la case polar flow. Vous modifiez vos profils sportifs sur le site, et hop, à la prochaine connexion, c’est changé. Vous pouvez changer les vues en fonction des profils sportifs. C’est-à-dire que vous pouvez avoir différentes vues selon que vous faites de la course à pied ou du vélo. Mais vous pouvez aussi créer un mode course à pied bis, avec des écrans spécifiques pour un usage donné (genre un mode plein de tours avec les moyennes par tour, et un mode plus simple avec juste les infos de base). Le vrai plus, c’est que vous pouvez rajouter vos écrans personnalisés, mais aussi enlever les écrans préréglées afin de garder que le plus utiles. Dans la longue liste de ce que vous pouvez faire affichez comme information, vous trouverez des informations liées à la durée (heure de la journée, durée, durée du tour en cours ou du dernier tour), à la distance (cf durée), à la vitesse (instantanée, moyenne, max, moyenne par tour), à la cadence (avec capteur de foulée  ou de pédalage), mesure du corps (FC, FCmax, FC tour, Calories, Zone pointer polar…), à l’environnement (Altitude, dénivelée, température…). Bref, il y a le choix en fonction de vos besoins. Pour moi, ce qui m’a changé la vie par rapport à ma précédente Polar RC3, c’est la vue en photo : FC instantanée, FC moy tour, Durée et km du tour. C’est tout ce dont j’ai besoin pour mon entrainement. En effet, je m’entraine à la FC, je ferais un prochain billet la dessus. Donc, j’ai besoin de savoir ma FC instantanée, et je vise une valeur moyenne sur une période donnée, donc avoir l’info moyenne par tour m’est devenue bigrement utile. Vous noterez que je n’ai pas l’allure. Il y a d’autres vues qui me donne cette info, mais avec toutes les montres GPS, j’ai constaté que l’allure instantanée plutôt variable voir imprécise. Je préfère donc faire le calcul moi-même à partir du temps et de la distance qui elle est relativement fiable (+/- 1% en général). Grosso modo, je surveille les 250-500-750-1000m, qui me permettent facilement d’avoir une idée de mon allure au kilomètre. C’est juste des multiplications de base, faut rester concentrer ;). Mais je vous rappelle que je ne m’entraine pas à l’allure. Quand c’est le cas (VMA par exemple), j’utilise une piste parfaitement mesurée, rien ne remplace cela, surtout pour des distances courtes type 200m.
Nouveauté que je découvre sur la V800 par rapport à la RC3: la possibilité d’attribuer une action au fait de toucher la ceinture cardiaque avec la montre lors d’un entrainement. Vous pouvez régler l’action sur : rétroéclairage, afficher tour précédent ou afficher l’heure. Cette dernière option est diablement pratique pour moi, toujours regretter dene pouvoir avoir l’heure quand je cours le midi au travail.Je ne m’encombre donc pas à mettre l’heure affiché sur la montre dans les écrans d’entrainement, mais c’est possible.

Pour naviguer entre les vues, rien de plus facile. Bouton haut ou bas sur la droite de la montre. La V800 permet de choisir en option de changer de vue en donnant une légère tape sur la montre (ou activer le retro éclairage ou enregistrer un tour). Personnellement, j’ai beaucoup de mal à faire fonctionner cette option, je ne la mettrais pas comme commande d’une action importante comme créer un tour. Par contre, les boutons sont d’une très grande qualité perçue. PolarV80016J’ai déjà mentionné de gros bezels (si si le cadre noir de la montre), et bien nul doute qu’ils participent à l’implémentation de ces boutons. Contrairement à d’autres montres, ils ne ressortent pas ou très peu. De plus, ils sont très bien usinés, avec un léger relief faisant qu’il est pratiquement impossible de manquer un appui sur ces boutons tout comme il est impossible d’appuyer dessus par inadvertance. Du coup, je ne me sers que d’eux pour naviguer entre les vues, et du rouge pour marquer un tour à coup sûr. Un souci récurrent avec ma RC3 était le bouton back. Trop en relief, il m’arrivait parfois de mettre en pause sans le vouloir, ou alors de quitter l’enregistrement en appuyant une fois de trop alors que je voulais seulement faire pause, ce bouton servant aux deux options. Ce bouton a toujours la même fonction avec la V800 (cool, on garde les réflexes), mais la qualité du bouton fait que l’on n’appuie plus par errer. De plus Polar a du écouter les retours (ou alors utiliser leur propre produit en situation), et maintenant il faut presser un coup pour mettre en pause, mais presser longuement (3s) pour quitter l’enregistrement. Plus aucun risque de se tromper, à moins d’être vraiment distrait. C’est ce genre de détail et de qualité qui vous fait vraiment comprendre et justifier le prix du produit. On y reviendra, le coté logiciel de la montre est à la traine pour l’instant, mais du point de vue qualité du produit et sens du détail, c’est du très haut niveau. Dans le monde technologique actuel, les mises à jour logicielles sont très courantes (deux en un mois d’utilisation). Et on se dit qu’avec une si bonne base physique, Polar peut faire un produit de référence si les mises à jour logicielles prévues et demandées sont respectées.

Voilà, je vous ai vanté les qualités physiques de la montre, quelques points rapides sur les capacités semi physiques, c’est-à-dire fortement lié au logiciel mais aussi aux possibilités physiques de la montre.
Des alertes vibrantes et sonores. La RC3 proposait seulement le mode bip. Avec un volume trop limité de surcroit. Point de cela ici. Ca vibre, ca sonne fort ou pas fort selon vos préférences. Bref, c’est complet, et utilisable.
Cette montre fait réveil (oui ça sert parfois), et surtout chrono. Ca fait rire certains, mais ce n’était pas le cas de nombreuses montres avant (la RC3 au hasard). Il est souvent très compliqué de lancer un simple chronomètre sans déclencher tout le toutim sportif. Avec la V800, chrono de base avec possibilité de créer plusieurs chronos différent, plus compte à rebours personnalisable. Un minimum diront certains, enfin disponible ici.
Cette montre est aussi la première (maintenant rejoint par la Garmin FR15) a intégré un capteur d’activité. Ce capteur permet entre autres choses d’estimer votre récupération entre les séances, évitant ainsi le sur-entrainement. Ce suivi d’activité est surement encore à un stade larvaire. Beaucoup d’informations sont disponibles via le site polar Flow mais pas directement depuis la montre (alerte inactivité, nombre de pas). Ce sont surement des choses qui pourront être améliorés par la suite, afin d’être rendu consultable sur la montre directement ou via téléphone connecté en Bluetooth. Ce n’est pas des options qui m’intéressent, mais c’est une tendance forte introduite par les bracelets connectés, il m’apparait somme toute logique de voir ce genre de caractéristiques sur une montre de sport.

Agenda des activitées

Agenda des activitées


Mon état d'entrainement

Mon état d’entrainement

Arrivé ici, je dois me rendre à l’évidence pas possible de traiter les capacités de programmation de cette montre dans ce billet, pourtant la grande nouveauté chez Polar. Je ferais donc un nouveau billet orienté sur Polar Flow et la capacité de cette montre à gérer des entrainements programmés. C’est toutefois logique tant ces capacités sont davantage liées au logiciel qu’à la montre en elle-même. Je vous invite à consulter le site d’un autre bloggeur sur le sujet pour avoir une présentation de la plateforme.

Quelques points négatifs :

  • J’ai acheté cette montre en sachant que la version du logicielle n’était pas encore tout à fait achevée. En réalité, on s’approche plus d’une version entre alpha et beta (c’est-à-dire encore pire que ce que je pensais). En particulier pour les triathlètes, de nombreuses options pour la nage (enregistrement de la fréquence cardiaque, grande nouveauté) et pour le vélo sont manquantes pour faire de cette montre une vraie compétitrice à un produit fini, mature et largement reconnu à juste titre dans le milieu comme le Garmin 910xt par exemple. Pour quelqu’un comme moi qui pratique surtout la course à pied, et un peu le vélo mais sans trop d’attirail du style capteur de cadence ou de puissance, la V800 me ravi tous les jours.
  • Le gros bémol est la capacité (ou l’incapacité plutôt) à exporter les données de la montre. A l’heure actuelle, tout passe par le logiciel en ligne, et il n’est pas possible d’exporter des fichiers pour utiliser d’autres outils d’analyse tels que strava ou training peaks pour ne citer que ceux que j’utilise. Cela m’oblige encore à utiliser ma montre précédente afin de pouvoir continuer à obtenir les infos cardiqaues et gps pour ces applications. Mais normalement d’ici septembre, la possibilité d’exporter les données sera implémentée.
  • Un autre gros point noir pour moi est le trop plein d’information fourni parfois. J’y reviendrais surement lorsque j’évoquerais la programmation, mais la gestion des tours, bien que possible, n’est pas encore optimale. Il est par exemple impossible de créer un tour manuel à la fin d’une phase programmé d’entrainement car une grosse fenêtre blanche vous fournis des informations, rendant inactif le bouton start pendant une dizaine de secondes. C’est certes des infos utiles, mais créer un tour devrait être actif et prioritaire durant l’affichage de ces informations.

Conclusion:

Vous l’aurez compris, cette montre m’a séduite, tant par ces qualité esthétiques (c’est une belle montre pour tous les jours) autant que par ces capacité physiques. Je suis persuadé que Polar est très à l’écoute des attentes de ces clients comme semblent l’indiquer les nombreux intervenants (anglophones surtout) qui interviennent sur les différents forums et blogs. Nul doute que ce soin porté aux retours des utilisateurs est un point crucial et qui pourrait faire la différence en termes de guerre d’image. Pour des produits plutôt élitistes e terme de prix et de caractéristiques, la guerre est rude avec les très bons produits proposés par Garmin, Suunto et TomTom entre autres. Les problèmes de logiciels et de précision/fiabilité sont aussi le lot chez les autres marques. J’ai fait le pari de miser sur la réceptivité de Polar vis-à-vis de ses clients. En particulier, quand je compare les possibilités de programmation entre ma RC3 (pas si vieille que cela, lancement en aout 2012) et la V800, en particulier via le logiciel en ligne, cela me donne foi en la réactivité de Polar, qui a presque atteint le niveau de Garmin en terme de facilité de programmation, ce qui n’est pas rien vu la qualité de ce dernier dans le domaine. Surtout que Polar Flow est le premier logiciel de la sorte chez Polar, avant il fallait se contenter d’à peu près rien, si ce n’est le très austère personal polar trainer. Je ferais un billet sur Polar Flow prochainement, car pour moi, c’est dans ce logiciel qu’on verra les plus grandes et belles avancées des prochaines mises à jour. Car même s’il fonctionne très bien, il manque encore pas mal de petites touches pour être au niveau de la concurrence. Mais j’ai choisi de privilégier la qualité du hardware (la montre), car au final, les mises à jour logiciel passent, la montre reste. Et de ce point de vue, Polar a de très bon retour. Et au vu de la qualité de la V800, il ne fait nul doute que c’est la montre qu’il me fallait pour mes entrainements de CAP, et peut-être prochainement de triathlon. A suivre…

Avertissements:
1-Ce billet n’est pas un review en détail. Je n’ai pas les capacités techniques ni sportives (je ne suis pas encore triathlète, tout comme cette montre d’ailleurs, enfin pour l’instant). Pour une review complète et mise à jour régulièrement, je vous renvoie vers le site de DCRainmacker. Bien qu’en anglais, c’est de loin ce que vous pourrez trouver de plus complet sur le test des montres GPS, toutes langues confondues. Ce gars est bon en sport et bon pour raconter, je ne vais pas réinventer ce qui a été parfaitement fait ailleurs.
2- J’ai acheté cette montre avec mes deniers personnels, chez un revendeur local qui m’a fait une réduction comme à tous ces clients sympathiques je pense. Et m’a échangé le produit contre un neuf suite à un défaut le jour suivant. Ça ne me rapporte rien, mais un grand merci à Running Conseil Dijon. Du coup, vu que j’ai acheté la montre, j’ai forcément un avis partial, et je vois peut-être plus de points positifs que négatifs. Je voulais cette montre, forcément je l’adore plus que de raisons, souvenez-vous en si vous vous vouliez vous baser sur mon opinion pour votre choix personnel, mon avis est biaisé.