Ogio

Un sac pour les emmener tous

Il y a des quêtes interminables, comme celle du sac idéal. En l’occurrence, comment transporter toutes les affaires dont j’ai besoin, que ce soit pour une course à pied, une séance de natation, ou pire tout réuni pour un triathlon ?

A peu près toutes les grandes marques de triathlon proposent leur propre solution, appelée sac de transition. Cela peut aller de la caisse en plastique au sac de compétition façon Rolls Royce. Pour ma part, j’ai fait confiance à Triathlon Competitor, qui recommandait une marque dont je n’avais jamais entendu parler avant, Ogio, et leur modèle Endurance 9.0 qui serait un sac bien conçu pour le triathlon (entre autres). Donc voila mon avis après quelques semaines d’utilisation.

Les données techniques:

69x33x32 [cm] soit un volume d’environ 60L pour 1.5kg à vide. Construit en polyester machin et nylon bidule, le fait est qu’il semble solide, c’est l’essentiel. Particularité du sac, il est bien équipé en poches et en compartiments, dont plusieurs pensés pour accueillir du mouillé. Enfin, il se porte bien comme un sac à dos, et non avec une lanière, ce qui le rend très confortable même chargé ou une fois monté sur le vélo pour un trajet direction la piscine.

This slideshow requires JavaScript.

Les rangements:

Trois compartiments principaux, destinés à recevoir les vêtements (de tri, de mauvais temps et de rechange) au milieu, et sur les cotés une poche destinée aux chaussures (sèches ou humides) et une autre pour les menus objets. Cette dernière se voit aussi équipée d’une “sous-poche” sécurisé, qui permet de mettre à l’abri des objets fragiles tels que des lunettes par exemple, bien vu. Cette poche cache aussi à l’extérieur un filet permettant de venir fixer de manière sûre un casque à vélo.

En dessous, on trouve une large poche, de la surface du sac mais peu haute qui peut accueillir une combinaison sèche, ou humide du fait d’une ventilation optionnelle par zip et d’un revêtement étanche. Cette poche s’ouvre très largement par un zip, et on peut s’en servir pour transporter des objets encombrants sans refermer complètement le zip, des palmes par exemple chez moi en laissant dépasser un bout. Super pratique.

Enfin, sur les grands cotés, on retrouve deux poches que l’on va dire d’organisation. L’une peut servir à l’administratif, j’y colle aussi le matos de réparation. Une autre poche est dédiée à la nutrition (c’est marqué dessus, mais on y met ce que l’on veut). Un truc que j’ai pas compris, c’est qu’à l’extérieur de l’une de ces poches, il y a deux autres petites poches escamotables pour stocker des bidons. Mais pourquoi diable les bidons ne sont pas stockés sur la poche dédiée à la nutrition? Cela m’aurait semblé plus logique. Peut-être une question d’équilibrage.

This slideshow requires JavaScript.

L’équilibre global.

Une fois chargé, voila mes impressions.

D’abord, on en met vraiment beaucoup dedans, et ca reste confortable. Les vrai plus, c’est de pouvoir le porter sur le dos (avec une ceinture de poitrine, mais pas de hanches 😦 ). Les bretelles sont aussi ajourées pour éviter de transpirer, mais sont aussi prévues pour porter le sac à une main, malin.

This slideshow requires JavaScript.

Le gros plus, c’est que le sac est aussi très confortable lorsqu’il est presque vide. Il est souple mais suffisamment rigide pour tenir tout seul. Du coup, je n’hésite pas à le prendre pour un triathlon complet tout comme une simple sortie natation ou un voyage sportif.

Des compartiments zippés, maillés, transparents un peu partout, très pratique pour aider à organiser le bordel qui caractérise le triathlète moyen. Car entre l’alimentation, les papiers, téléphones, clés, licence, infos … pouvoir tout compartimenter, c’est sympa.

Quand les compartiments viennent empiéter sur le compartiment principal.

Quand les compartiments viennent empiéter sur le compartiment principal.

Aux rayons des critiques négatives, je dirais:
– Pas de sangle de hanches, dommage pour les longs portages. Mais le matos reste léger, c’est pas un sac de rando non plus, donc un inconvénient mineur vu le confort des bretelles.
– Pas de housse de pluie, peut-être que le nylon est suffisant, mais une housse de pluie rassure si vous devez laisser le sac sur l’air de transition pendant des heures. Surtout que c’est certain, les zips ne sont pas waterproofs eux. Et une housse, toujours sympa pour protéger le sac dans une soute de bus par exemple ou un coffre de voiture.
– Pas de moyen d’identifier le sac à l’extérieur, pourtant pratique pour vérifier si c’est bien son sac, mais l’avantage, c’est que celui ci est assez original encore sur les triathlons en France.
– Les zips ne sont pas prévus pour être fermés avec des cadenas, sauf la poche de protection pour lunette, dommage.
– Le sac est d’un encombrement limité, c’est sympa pour le stockage, mais ca devient compliqué quand on commence à le remplir, car les poches des extrémités viennent alors empiéter sur le compartiment principal. Un peu dommage. Mais dans le même temps, si on n’utilise pas les extrémités, l’espace principal est alors grand, et pas de poches vides aux extrémités qui flottent. L’un dans l’autre, je pense que ce compromis n’est pas mauvais vue l’orientation du sac, les affaires du compartiment principal étant surement destinées à finir leur course dans le compartiment mouillé à la fin de la course, donc c’est un peu le principe des vases communicantes avec un volume de sac constant.

Au final, bien content de ce sac pour le moment. Il a grandement participé à l’amélioration de la cohabitation de mes affaires de sport avec madame, que ce soit à la maison mais surtout en voiture lors des compétitions ou séance. Fini les chaussettes/gels/bouteilles trainant partout dans la voiture, le bordel est caché, et aussi facile à retrouver.