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Triathlon d’Obernai: le CR brut pour un Tri de Brute

J’en avais pas trop parlé, je ne sais pas ce qui m’a retenu, la trouille peut-être… Mais voila, mon premier triathlon HIM/L est passé, et je suis plutôt mitigé, voir surpris des conséquences à tirer de tout ca. Mais du coup, je vais garder mes impressions pour plus tard en ce qui concerne les enseignements de cette journée.

Bref, je n’ai pas trouvé beaucoup de récit détaillé de ce parcours, je me permets donc de livrer mes impressions sur le parcours de ce triathlon d’Obernai format L ou HIM. Désolé d’avance pour la longueur, mais on ne peut pas résumer vite fait une telle épreuve.

Avant le Jour J:

Le début de l’histoire remonte à 2015, l’envie de tenter du plus long en triathlon me tente. Comme tout triathlète qui se respecte (ou pas), je fais ma liste des courses en novembre, avec les infos de 2015 pour prévoir 2016, en attendant la sortie du calendrier de la fédération. J’attends donc Janvier, et la fin du marathon pour me décider. Le marathon s’est bien passé (j’aime toujours pas ca ^^), pas trop de douleurs, et la progression semble pas mal en course à pied, je me dis, allez, on tente le coup, et boucle la réservation pour un triathlon que j’avais repéré vite fait: Obernai, format HIM (2.1km/82km/21km).

Pourquoi Obernai: Pas trop loin de chez moi (4h quand même), pas trop cher (enfin, comparé à un label), une très bonne réputation, et tout proche de chez des amis ce qui devrait nous garantir un bon weekend en famille. On va faire bref: en fait c’est loin, en fait c’est cher (l’hébergement est hors de prix), en fait j’avais pas bien lu (ou pas du tout à vrai dire) le parcours, et en fait les amis se sont révélés être absent ce weekend  donc voyage sans la famille. C’est un bon début, ca sent déjà bon la loose.

J’avais tout prévu niveau plan d’entrainement fin  2015. Natation: inscription club nat. Vélo: trainerroad à fond. CAP: garder le même rythme. Dans la pratique fin du premier trimestre 2016: natation ce fut surtout du court donc incertitude sur le long, CAP ca a volé en éclat car perte de motivation plus des soucis tendinite TFL niveau fessier suite à mon 10km (et l’entrainement surtout), et pour finir des semaines de formation non prévues plus des enfants malades qui ont fait des trous dans la deuxième partie de préparation vélo. Bref comme dit précédemment, vu la préparation, j’ai revu les objectifs à la baisse (de toute façon irréaliste, cf la non-lecture du parcours avant de m’inscrire), c’est à dire juste me faire plaisir. Bah même ca, j’ai loupé, vous verrez 😉

La course arrivant, j’ai successivement découvert: que la natation faisait 2,1 km au lieu des 1,9km attendus, que le vélo présentait environ 1500m de D+, et un semi tout sauf plat pour finir (300m de D+). Si besoin était, de quoi me faire douter encore un peu plus de finir.

Bref, voyage seul le samedi sous les orages, nuit agité dans un VVF sonorisé comme un Formule 1, je suis en grande forme le dimanche matin.

Dimanche 5 Juin: The Big Day
(The longest Day, c’était le lendemain)

Pré-triathlon:

Et oui, il y a pas mal à dire pour ce triathlon avant même la course.

  1. Retrait des dossards, la veille (ou le matin). Tout roule, c’est bien rodé (comme tout le reste, autant le dire tout de suite). On a les lots, le dossard, et deux sacs un noir et un bleu. Le bleu, c’est pour les affaires de course à pied, à mettre en place à T2, rien d’anormal. Un sac noir pour T1, car T1 et T2 sont séparés, ca c’est plus rare.
  2. En guise d’échauffement, il faut se rendre à Benfeld, lieu de la natation. Un peu plus de 16kms en vélo, entre les deux sites. Ca permet de s’échauffer, mais un peu long. Un grand merci au local qui m’a gentiment guidé sur la route, pas sur de ne pas avoir tenu plus de watts derrière lui que durant le triathlon, un sacré cycliste.
  3. Mise en place dans le parc, nickel, des bénévoles de partout pour nous conseiller. Le temps d’aller enfiler la combi, un échauffement rapide, et c’est parti pour le départ.

Natation:

Un départ sportif (mon premier) malgré un nombre restreint. Plein de pieds devant moi, plein de mains qui me chatouillent les pieds. Du coup, je mets un peu plus de pieds histoire qu’on me fiche la paix, ca a l’air de marcher.

Un peu de mal à aller droit, heureusement qu’ils ont mis des lignes de natation dans le lac entre les bouées (un  peu petite, et de la meme couleur que les canoées …). Trois tours, donc deux sorties à l’australienne. Ca me faisait un peu peur, et au final, c’est très agréable ce changement de rythme.

Résultat: 37’13. Avec la T1, car la puce est sur le dossard. Un peu foiré la transition à la montre, car juste pris un lap. Du coup, une natation estimée à 34’15 (oui le parc est petit). En comptant les sorties à l’australienne, ca fait une allure proche des 1’35, voir moins. Meme en combi, j’ai jamais aussi bien nagé (merci au coach Jojo pour les 100m depart 55). Eau nickel, plage nickel, parc nickel. Bref, un grand moment de plaisir (j’en suis encore tout surpris).DSC04470

Vélo:

Le parcours vélo commence par 14 kms de plat, bien roulant bien que moyennement pavé et pas mal de virages. Cela permet de bien s’hydrater et s’alimenter après la natation.
La suite s’avère nettement plus piquante. En apéritif, la montée vers le Hohwald. Une route somptueuse en sous bois, bien pavée, ca monte régulier. Que du plaisir. On alterne aussi entre faux plat et descente, c’est une partie vraiment plaisante, bien que un peu longue au gout de certains. J’avais repéré la veille sous des trombes d’eau, ca me faisait peur, mais ça a séché durant la nuit, nickel le lendemain.
Ensuite, on continue la grimpette jusqu’au col de la charbonnière. Un peu plus pentu, mais des passages roulants aussi, une chaussé un peu moins bonne mais toujours roulante. Enfin en dessert, la montée au champ de feu histoire de finir d’achever les mollets et les quadris. L’arrivée au champ de feu marque en fait presque la mi course, donc un M passé à grimper, il faut forcément s’attendre à descendre.

Première partie de descente très très roulante et grisante, en position aéro et tout. Perdu un bidon (de l’orga) dans la bataille car ca va vite, mais même mouillée, la route est sécurisante. Deuxième partie de la descente, la route du Mont St Odile, fermé à la circulation pour l’occasion. Et heureusement. Une route technique, plutôt cahoteuse (un deuxième bidon de perdu, toujours ceux de l’orga). J’ai eu honte de moi lors de cette descente, un peu pétrifié par la pente (je suis pas un descendeur, et toujours une appréhension sur route mouillée suite à ma chute l’année dernière), je me suis fais doublé par des cyclistes bien plus agiles, désolé de les avoir gêné (peut-être), je faisais comme je pouvais.

Puis enfin 5/6km très roulant en descente légère pour rejoindre Obernai.

Bref, un parcours, exigeant, technique, mais de toute beauté. J’ai pas tant souffert que ca même si j’y ai perdu plus de forces que prévu je pense (à venir dans un autre post). Et surtout, un parcours d’une logique inouïe. On a pas l’impression de tourner en rond, on passe juste dans des endroits splendides. Et le parcours se suffit à lui même, les organisateurs n’ont pas essayé de faire 90 km pile poil ou 80, 82 km de pure logique et de pure plaisir même pour un non cycliste comme moi. J’ai adoré, et j’ai même trouvé frustrant de ne pas en faire plus, voir de devoir me retenir en prévision du semi derrière. Bref, un parcours vélo de triathlon qui m’a réconcilié avec le cyclisme tout court. Et c’est pas rien.

Résultat: 82km en 2h55mn52. C’est à peu près ce qui était prévu, mais pas mal de regrets par rapport au temp perdu(et aux places perdues) dans les descentes à devoir freiner à mauvais escient.

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Course à Pied:

Ce qui aurait du être le meilleur c’est transformé en pire moment de la journée. D’habitude, sur les M, la natation et le vélo sont juste un échauffement pour la cap. Cette année, peu d’entrainements en CAP, du coup, je n’ai pas vraiment apprécié l’effort, peut-être du aussi à la longueur de l’épreuve et à des erreurs de gestion.

Une transition rapide, on pose les vélos les un à la suite des autres, on prend son sac bleu (petit sac dépose la veille), on essaye d’y faire tenir toutes les affaires vélos (pas évident ca), on se change et on repart. Toujours un parc petit, donc transition rapide, même si c’est pas clair où se situait la sortie du parc (pas d’arbitres à la sortie, mais 1 à l’arrivée), j’ai lapé deux fois par erreur.

Mais bon, un parcours en 3 boucles, ca se présente mal, j’aime pas les boucles. Et puis, pas spécialement plat. Et comme si le dénivelé ne suffisait pas, on doit passer deux fois par tour sur un escalier métallique pour enjamber une route, c’est cassant. La boucle se caractérise par une première partie plutôt montante, avec deux cotes plutôt violentes, puis une seconde partie descendante (raide). Un mix de revêtement, 2/3 route, 1/3 chemin stabilisé. J’avoue avoir trouvé le parcours très très monotone, malgré la présence de nombreux volontaires et de quelques spectateurs toujours très amicaux, et des ravitos régulièrement disposés et efficaces. Mais bon, peut être aussi la monotonie venait du fait que je n’étais pas au mieux de ma forme.

Environ 20,6km bouclé en 1h31mn27, bien loin de mes objectifs de moins de 1h30 voir moins (mais c’était avant de voir le dénivelé). Mais surtout, que de mauvaises sensations.

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Bilan

Parcours: dur mais beau, surtout le vélo. Juste la logique d’aller nager à Benfeld qui oblige à avoir un moyen de transport, ou de faire la route à vélo. Moyen. La gestion des transitions par sac, je suis pas fan. J’aime bien pouvoir disposer mon bordel à ma place. Mais bon, faut faire avec les deux sites.

Organisation: Au top, du début (samedi) à la fin (douches). En nombre, à peu près au courant de tout, toujours dispo, pas trop d’attentes que ce soit pour le dossard, les récompenses, le barbecue…. Mention spéciale pour le massage qui m’a remis d’aplomb, et permis d’enchainer avec les 4h de route dans la foulée. Signalisation légère mais efficace. Une machine bien huilée, et de très bonne humeur.

Les ravitos: bien. Que ce soit vélo ou cap, ils sont bien disposés. J’ai juste eu un soucis avec les bidons Overstims. Je les ais trouvés sous dosés, et les bidons ont une fâcheuse tendance à se faire éjecter. J’avais deux bidons à l’arrière de la selle, et par deux fois, les bidons Overstims se sont fait catapultés alors que mon bidon perso à tenu à chaque fois.

Global: content d’avoir fait cette course, j’ai encore du mal à digérer la cap qui a gâché l’expérience. Je finis en un peu plus de 5h06, ce qui est une bonne marque je pense pour un premier HIM, surtout vu le profil, et compte tenu du niveau très relevé (championnat d’Alsace). Je suis en train de réfléchir sur mes erreurs qui pourraient expliquer les mauvaises sensations sur la cap, en tous les cas, je suis à ma grande surprise emballé par l’idée de retourner sur un tri au parcours exigeant pour 2017. Probablement Vouglans du coup, ou Belfort, Gerardmer, Ventouxman ou Naturman, bref, des parcours tout sauf plat. Car j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer dans les bosses, moi qui suis pourtant habitué à des parcours plutôt plat, et avec un gabarit plutôt puissant (ou lourd 😉 ) pas forcément adapté aux grimpettes.

 

 

 

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