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920 vs 800, qui dit mieux?

Ce fut une longue hésitation pour de nombreuses personnes je pense, qui a du finir en faveur de la 920 dans de nombreux cas vu la réputation de la montre dans le monde du triathlon. Pour ma part, j’ai acheté la Polar V800 peu avant la sortie de la Garmin 920, donc pas d’hésitations, la Fénix 2 et la 910 ne correspondaient pas à mes attentes à l’époque. Mais récemment, ma V800 montrait quelques signes de faiblesse (altimètre), et de peur de me retrouver sans montre le temps d’un échange en SAV, j’ai pris les devants et j’ais choisi de me procurer une montre Backup. Et histoire d’aller jusqu’au bout de l’assurance, j’ai choisi de prendre la Garmin 920 (plutôt qu’une deuxième V800, et j’ai longtemps hésité) afin de palier aussi aux éventuels soucis avec la plateforme Polar Flow parfois en maintenance (tout comme Garmin).

Voici donc après quelques séances mes retours sur la 920. Pas de détails tant la montre a été présentée, et est reconnue comme la meilleure. Juste un avis d’un Polar Fan boy sur la concurrence.

Contenu de la boite: avantage Garmin.

J’ai pris le pack Triathlon. Donc la montre noire, et surtout les cardios Piscine et Triathlon. En plus, dans la boite, un bracelet pour mettre la montre en option démontage rapide pour mettre sur le vélo. Inutile pour moi (trop peur de perdre la montre au fond du lac, et pas le temps de démonter la montre en transition), c’est quand même un plus pour le triathlete sur le papier. Ca fait monter l’addition, mais cela fait un peu plus noël que la boite Polar. Ces derniers ont compris d’ailleurs, et ils ont sorti la version spéciale Javier Gomez avec un peu plus de contenu.

Esthétique de la montre: Avantage Polar

Toujours personnel ce point là, mais selon moi, il n’y a pas photos. Même en version noire, la 920 fait sport quand la V800 en noir, en bleu ou en “carbone” Javier Gomez fait classe même en tenue de tous les jours. C’est aussi pour cela qu’elle commence à fatiguer chez moi, je la porte 24h/24h, et toujours avec moi pour un entrainement.

Et elle est massive cette 920. Légère, mais large surtout, ce qui la rend moins confortable que la V800. Et la V800 a le bracelet préformé, ce qui pour mes poignets fins la rend plus confortable quand la 920 est un peu trop grosse.

Ergonomie de la montre: Avantage Garmin

Sur des détails, mais ces petits plus qui font la différence à l’arrivée. La possibilité d’éteindre la montre, de modifier les affichages de la montre directement avec les boutons, et même directement pendant un entrainement, téléchargement automatique des séances via wifi (donc sans enlever la montre, juste tout seul pendant la douche ou les étirements 😉 ). Par contre, rechargement plus rapide je trouve pour la V800, avec aussi la bizarre impression qu’elle se décharge moins vite, alors que l’autonomie est supposée moins bonne que la 920, mais j’ai pas encore eu l’occasion de pousser les deux montres à bout (la V800 encore à plus de 70% sur un Triathlon HIM).

Qualité sportive, ca dépend.

Natation: Garmin 920 sans aucune comparaison possible.

Bien que les mise à jour aient rendu la V800 compétitive sur le papier, la 920 dans la pratique est juste plus juste. Pas une longueur loupée en 6 séances, un affichage clair sous l’eau, une ceinture (faite spécialement pour en même temps) qui tient bien en place bien que toujours inconfortable car il faut serrer fort (et moins souple que celle de la V800). Bref, pas une hésitation quand je dois aller à la piscine, c’est la 920 sans sourciller. Et pareil en eau libre, la V800 a un souci de conflit entre le GPS et le cardio, donc pas de données cardio fiable quand le GPS est activé, bien que le GPS reste ultra fiable (un gros point fort de la V800 depuis toujours).

Vélo/CAP: Kif Kif, pas de mauvais choix.

Clairement, on peut pas se tromper, les deux sont justes au niveau allure, les deux sont juste au niveau cardio, les deux sont capables de guider la séance d’entrainement. A chacun de se faire son choix. Perso, une préférence à la V800 pour son meilleur ressenti sur le poignet, un affichage plus clair et lisible, et des vibrations plus perceptibles que la 920xt je trouve. Le cardio nouvel version Garmin est par contre bien plus confortable je trouve, non pas la texture la ceinture (Polar, au top) mais le placement des électrodes ne me cause pas d’irritations comme les autres sous le sternum, donc bravo à Garmin pour ca. Pour le vélo, un plus pour la 920 peut être, avec la possibilité d’afficher la puissance moyenne 3s/10s quand la V800 propose seulement la puissance instantanée.

Triathlon: Polar V800

Certes pas la meilleure pour le cardio pour la partie natation comme déjà mentionné, mais l’important n’est pas là. Ce qui m’importe, c’est la fiabilité et l’efficacité. Et la V800 fait ca parfaitement. Pas de beug (comme trop souvent reporté pour la 920), pas de problème pour lire la montre sur le vélo la montre au poignet (écran plus grand que la 920, et le N&B assure une bonne lisibilité quelque soit la luminosité). Possibilité aussi de faire des laps en mode triathlon. Je ne comprends pas cette absence chez la 920, malgré plus de boutons… Et presque impossible de louper une transition sur la V800, car deux boutons séparés, et sur le coté donc difficile d’appuyer dessus par inadvertance.

 

Offre logiciel: Polar Flow/V800

Garmin connect est plus poussé niveaux infos (météo) et social, mais Polar Flow est juste plus confortable pour avoir accès à ces données, et des intervalles enregistrés, et aussi sur des tours personnalisés à posteriori.

 

S’il ne fallait en garder qu’une: V800

Ca va varier selon les personnes, mais pour moi, V800. Elle est fiable, complète, et utilisable tous les jours comme dans les conditions d’entrainement les plus difficiles (pluie, sombre, soleil …). Je vais donc surement pousser jusqu’au bout ma V800 pour craquer pour la remplaçante. Si la remplaçante doit tarder, le 920 assurera la régence sans aucun soucis ni frustration, mais mon coeur reste attaché à Polar.

Les rivales, la V800 un poil en avance pour moi ;)

Les rivales, la V800 un poil en avance pour moi 😉

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Un sac pour les emmener tous

Il y a des quêtes interminables, comme celle du sac idéal. En l’occurrence, comment transporter toutes les affaires dont j’ai besoin, que ce soit pour une course à pied, une séance de natation, ou pire tout réuni pour un triathlon ?

A peu près toutes les grandes marques de triathlon proposent leur propre solution, appelée sac de transition. Cela peut aller de la caisse en plastique au sac de compétition façon Rolls Royce. Pour ma part, j’ai fait confiance à Triathlon Competitor, qui recommandait une marque dont je n’avais jamais entendu parler avant, Ogio, et leur modèle Endurance 9.0 qui serait un sac bien conçu pour le triathlon (entre autres). Donc voila mon avis après quelques semaines d’utilisation.

Les données techniques:

69x33x32 [cm] soit un volume d’environ 60L pour 1.5kg à vide. Construit en polyester machin et nylon bidule, le fait est qu’il semble solide, c’est l’essentiel. Particularité du sac, il est bien équipé en poches et en compartiments, dont plusieurs pensés pour accueillir du mouillé. Enfin, il se porte bien comme un sac à dos, et non avec une lanière, ce qui le rend très confortable même chargé ou une fois monté sur le vélo pour un trajet direction la piscine.

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Les rangements:

Trois compartiments principaux, destinés à recevoir les vêtements (de tri, de mauvais temps et de rechange) au milieu, et sur les cotés une poche destinée aux chaussures (sèches ou humides) et une autre pour les menus objets. Cette dernière se voit aussi équipée d’une “sous-poche” sécurisé, qui permet de mettre à l’abri des objets fragiles tels que des lunettes par exemple, bien vu. Cette poche cache aussi à l’extérieur un filet permettant de venir fixer de manière sûre un casque à vélo.

En dessous, on trouve une large poche, de la surface du sac mais peu haute qui peut accueillir une combinaison sèche, ou humide du fait d’une ventilation optionnelle par zip et d’un revêtement étanche. Cette poche s’ouvre très largement par un zip, et on peut s’en servir pour transporter des objets encombrants sans refermer complètement le zip, des palmes par exemple chez moi en laissant dépasser un bout. Super pratique.

Enfin, sur les grands cotés, on retrouve deux poches que l’on va dire d’organisation. L’une peut servir à l’administratif, j’y colle aussi le matos de réparation. Une autre poche est dédiée à la nutrition (c’est marqué dessus, mais on y met ce que l’on veut). Un truc que j’ai pas compris, c’est qu’à l’extérieur de l’une de ces poches, il y a deux autres petites poches escamotables pour stocker des bidons. Mais pourquoi diable les bidons ne sont pas stockés sur la poche dédiée à la nutrition? Cela m’aurait semblé plus logique. Peut-être une question d’équilibrage.

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L’équilibre global.

Une fois chargé, voila mes impressions.

D’abord, on en met vraiment beaucoup dedans, et ca reste confortable. Les vrai plus, c’est de pouvoir le porter sur le dos (avec une ceinture de poitrine, mais pas de hanches 😦 ). Les bretelles sont aussi ajourées pour éviter de transpirer, mais sont aussi prévues pour porter le sac à une main, malin.

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Le gros plus, c’est que le sac est aussi très confortable lorsqu’il est presque vide. Il est souple mais suffisamment rigide pour tenir tout seul. Du coup, je n’hésite pas à le prendre pour un triathlon complet tout comme une simple sortie natation ou un voyage sportif.

Des compartiments zippés, maillés, transparents un peu partout, très pratique pour aider à organiser le bordel qui caractérise le triathlète moyen. Car entre l’alimentation, les papiers, téléphones, clés, licence, infos … pouvoir tout compartimenter, c’est sympa.

Quand les compartiments viennent empiéter sur le compartiment principal.

Quand les compartiments viennent empiéter sur le compartiment principal.

Aux rayons des critiques négatives, je dirais:
– Pas de sangle de hanches, dommage pour les longs portages. Mais le matos reste léger, c’est pas un sac de rando non plus, donc un inconvénient mineur vu le confort des bretelles.
– Pas de housse de pluie, peut-être que le nylon est suffisant, mais une housse de pluie rassure si vous devez laisser le sac sur l’air de transition pendant des heures. Surtout que c’est certain, les zips ne sont pas waterproofs eux. Et une housse, toujours sympa pour protéger le sac dans une soute de bus par exemple ou un coffre de voiture.
– Pas de moyen d’identifier le sac à l’extérieur, pourtant pratique pour vérifier si c’est bien son sac, mais l’avantage, c’est que celui ci est assez original encore sur les triathlons en France.
– Les zips ne sont pas prévus pour être fermés avec des cadenas, sauf la poche de protection pour lunette, dommage.
– Le sac est d’un encombrement limité, c’est sympa pour le stockage, mais ca devient compliqué quand on commence à le remplir, car les poches des extrémités viennent alors empiéter sur le compartiment principal. Un peu dommage. Mais dans le même temps, si on n’utilise pas les extrémités, l’espace principal est alors grand, et pas de poches vides aux extrémités qui flottent. L’un dans l’autre, je pense que ce compromis n’est pas mauvais vue l’orientation du sac, les affaires du compartiment principal étant surement destinées à finir leur course dans le compartiment mouillé à la fin de la course, donc c’est un peu le principe des vases communicantes avec un volume de sac constant.

Au final, bien content de ce sac pour le moment. Il a grandement participé à l’amélioration de la cohabitation de mes affaires de sport avec madame, que ce soit à la maison mais surtout en voiture lors des compétitions ou séance. Fini les chaussettes/gels/bouteilles trainant partout dans la voiture, le bordel est caché, et aussi facile à retrouver.

 

Trop de données tue l’entrainement?

Dans la course à l’armement du sportif, on nous abreuve de nouvelles métriques soit disant là pour nous faire mieux courir. Ca commence en CAP, avec la cadence, le temps de contact… et pleins d’autres choses que l’on peut afficher sur nos montres. Le vélo, c’est encore pire, car avec l’avènement et la relative démocratisation des capteurs de puissance, on a de nouvelles métriques en veux tu en voila. Et les compteurs se perfectionnant, il est possible maintenant d’afficher 6-7… de ces métriques en roulant. Un coup à finir dans le fossé ou dans une voiture.

Mais en triathlon, une des particularités, c’est l’enchainement des trois sports (et oui, je suis fort pour les révélations chocs). Du coup, on doit avoir un outil pour nous suivre tout le long, et c’est en général une montre bien que certains embarquent un compteur juste pour la partie vélo. Moi, je suis prudent, donc je ne veux pas laisser mon compteur sur le vélo sans surveillance, donc je cours juste avec la montre, et utilise le compteur à l’entrainement. Je me suis alors demandé qu’elles étaient les valeurs dont j’avais vraiment besoin d’avoir pour bien courir/rouler, sachant que je suis limité à 4 lignes sur ma montre, et que j’ai pas envie de changer d’affichage toutes les 5 minutes.

Du coup, sur une séance vélo récente, je me suis lancé avec ma montre, en affichant seulement les watts et le temps pour pouvoir faire comme il faut la séance (des blocs à allure HIM) mais pas d’infos sur la Fc, cadence ou vitesse durant la séance. Et parce que la montre est au poignet, pas vraiment facile de contrôler la puissance tout le temps, donc plutôt une séance faite au feeling, comme cela le sera le jour de la course en fait.

Pour le matos: Polar V800 (vitesse/distance/temps) et ceinture H7 (FC), powermeter Powertap P1 (puissance, cadence et équilibre gauche droite). Objectifs de la séance: 4 blocs d’environ 15′ à allure HIM soit environ 238w en moyenne (85%FTP), enchainé avec une séance cap, la séance ici pour les curieux.

Résultats:

La vitesse = useless.

Les vitesses moyennesDans le monde du vélo, il y a ceux qui ne jurent que par leur compteur de vitesse, et envoie balader toute idée de FC, Puissance ou sensations. Force est de constater que dans cette séance, la vitesse ne reflète que très mal la réalité. Dur de distinguer les période de travail ou de celles de repos, à moins de savoir le dénivelé ou le vent ou encore la sinuosité et le type de revêtement de la route.

 

La puissance et la FC: de bons indicateurs.

Puissance et Fréquence Cardiaque

Pas surprenant, la puissance est pile dedans car je visais une séance basée sur des cibles de puissance. Mais à l’instar de l’ami Rémi, j’ai essayé de faire la séance aux sensations, donc plutôt content de voir que je suis pil poil dans les cibles. La 2 est un peu haute, mais s’explique par un profil un peu ascendant avec des virages et du vent, donc j’ai envoyé un peu plus que prévu tout en restant dans les cibles (hautes). Agréablement surpris par la FC, elles sont 1) assez basses (environ 10bpm des zones de FC), 2) régulières dans les répétitions (1/3/4) et 3) très bien corrélées avec les valeurs de puissance. Que ce soit puissance ou FC, dans des séries assez longues comme ici, les deux peuvent etre utilisées pour juger de l’intensité de l’exercice. Après, j’ai un cœur qui réponds assez vite à l’exercice pour monter dans les tours, comme pour redescendre à condition que je ne me sois pas cramé bien sur.

Les autres données de Geek: Cadence et Équilibre Gauche Droite.

CadEquiAlors la, on rentre dans le plus ou moins scientifique.
La cadence, nombreux sont ceux qui ne jurent que par ça, avec des valeurs de plus de 90 quoiqu’il arrive, d’autres par de la force, et d’autres par une cadence propre à chacun. Dans mon exercice à l’aveugle (pas de valeurs affichées), je m’aperçois avec surprise que naturellement, j’ai une cadence au dessus de 90, je m’attendais plus à quelques chose proche de 84/86. Je vois aussi que ca diminue au fur et à mesure des répétitions, c’est qu’avec la fatigue, je ne tiens plus des cadences aussi élevées qu’au début. Après, c’est compliqué à discuter, car les valeurs de cadence moyenne affichées prennent en compte les moments de non pédalage (descente), donc selon le dénivelé, ca peut changer (Rep 2 vs rep 3 par exemple). Bref, instructif, c’est un truc que j’ai travaillé pour l’augmenter, et ca explique pourquoi la cap enchainée (Brick) c’est super bien passée. Mais en tant que telle, pas vraiment utile sur le vélo pour gérer l’effort une fois qu’on est habitué à travailler à haute cadence. Bref, sympa à avoir en résumé de séances, mais pas forcément le jour de la course.

L’équilibre Gauche Droite traduit lui la force que l’on met sur la pédale gauche et droite. Le 50/50 est soumis à débat, et on ne sait pas encore s’il faut avoir une symétrie parfaite ou si une asymétrie est ok. Mais bon, 90/10, ca serait pas bon. Dans mon cas, plus de force à droite. j’ai le même genre de déséquilibre en cap, mais je pense aussi que ca peut s’expliquer par le fait que la chaine et les plateaux sont à droite, donc naturellement on pousse plus fort avec cette jambe. Bref, ce que je trouve marrant, et que j’ai du coup constaté sur d’autres séances, c’est que plus je mets de puissance, plus le ratio tend vers le 50/50, ou 47/53 dans mon cas. Par contre lors des récups, ca redescend à 45/55. Ce dont je me suis apercu, c’est que pour ma jambe gauche avait tendance à avoir un cycle de pédalage moins complet que la droite. En fait, plus que de la puissance, c’est le temps à pousser qui est différent. Du coup, la jambe droite fatiguerait plus. Par contre, quand ca devient dur, bah les deux jambes s’équilibrent. Voir même quand je suis vraiment dans le dur, j’ai parfois du 55/45, donc plus de puissance sur la jambe gauche. Bref, au final, surement de quoi travailler pour améliorer mon équilibre à faible puissance, car ca représente l’air de rien la majeure partie des kilomètres parcourus. Mais pas d’intérêt vraiment à l’avoir en course.

Donc au final, des données intéressantes à analyser à posteriori, mais je vois pas vraiment l’intérêt de l’avoir en course.

Epilogue: affichage le jour de la course.

Ca devrait se résumer à: Puissance, FC instantanée, Distance et Temps. Voir un affichage principal à 3 lignes: puissance en gros, Fc et distance en plus petit, car au final, la puissance sera le principal moyen que j’utiliserais comme garde fou, la majeure partie de la course devrait se faire à la sensation. Et seule la distance compte sur un triathlon, le temps est anecdotique, surtout vu la gueule du parcours.

Et pour la cap? Pareillement. FC en gros puis allure instantanée, Temps et distance. Soit 4 champs car plus facile à lire en courant qu’en roulant. Allure moyenne donnée tous les km par la fonction tour auto, l’idée est de toute facon de courir là encore à la sensation.

 

Polar V800/V650: maj de la guidance

Comment le traduire en un mot? Je sais pas. En plusieurs, la V800 peut maintenant vous permettre de “suivre un trajet prédéfini”.

Disons que la V800 (et tout l’écosystème Polar en fait, dont le V650) a maintenant l’option d’importer un itinéraire sous Polar Flow, et de le mettre dans votre outil (montre ou compteur vélo) pour pouvoir le suivre après sur le terrain. Très très pratique sur le papier, mais cela marche t’il dans la réalité??

1ère étape: Création de la trace GPS

Suivre un trajet, c’était déjà +/- possible, encore fallait il que vous l’ayez déjà parcouru. Bref, inutile car à priori pas besoin d’aide pour un parcours que l’on connait déjà. Donc maintenant, vous pouvez créer un parcours de toute pièce, ou utiliser celui d’un ami. Le truc c’est d’avoir un parcours en .GPX.

Bonne nouvelle, très simple à avoir. Garmin ou Suunto peuvent les exporter si votre ami a couru avec sa montre. Si le parcours est encore en projet, et bien un logiciel d’itinéraire basique, type Strava (que je recommande pour ca), Openrunner (pour les tracés ultra précis et avec un profil altimétrique détaillé) ou bien encore Trace de trail feront parfaitement le job de 1) tracer la carte sur une carte IGN (ou autre) sur internet, et 2) exporter ce parcours en GPX sur votre ordinateur.

2ème étape: Importation sur Polar Flow

Dans l’écosystème Polar (comme ailleurs), tout passe par leur site internet. Donc rendez vous dans votre zone. Rayon Favoris, un nouveau bouton est apparu “importer un itinéraire”.

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Suffit de cliquer, de glisser le fichier GPX dans la boite qui s’ouvre, de sélectionner (optionnellement) un sport associé, et c’est parti.

3ème étape: synchronisation sur la montre

Affichage du parcours favori

Affichage du parcours favori

Reste ensuite à synchroniser son compteur ou montre, et le parcours se retrouve alors dans les favoris de voitre montre ou compteur. On le choisit alors, on clique sur Start, et c’est comme d’hab. Sauf qu’un nouvel écran apparait nous montrant le chemin.Une fois lancé, on a donc un  petit tracé de la route à suivre.

Pour la V800, ca sera un petit chemin en pointillé, en trait plein le chemin déjà fait. Une petite flèche pour nous indiquer la direction, et un cercle là où nous sommes. Basique, le haut de la carte se met dans la direction où l’on avance, et non au nord. Ce qui est pratique. A l’arrêt, la montre cherche à aligner la carte avec le nord, mais pour moi ca ne marche pas vraiment. Voir même, ca cafouille pour peu que l’on est un objet magnétique, type un téléphone pour la photo, à proximité. Autre indication, la distance restant à parcourir, et une échelle des distances. Et c’est tout. C’est minimaliste. Pas de représentation des autres chemins, seul celui que l’on doit suivre y est.

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Pour le V650, on a un peu plus. On a le fond de carte (crado, open map où je ne sais quoi) sur lequel se dessine le tracé en rouge, et en bleu le déjà fait. Un petit rond rouge et une flèche pour nous dire où l’on est (au milieu de l’écran) et où on va (vers le haut de l’écran toujours 😉 ). Toujours la distance restante, une échelle des distances, et surtout une rose des vents, avec le nord en foncé. La encore, une fois arrêté, la flèche se paume un peu, mais dès que l’on repart, c’est opérationnel.

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Mon sentiment

Je l’ai attendu cette mise à jour. Et maintenant qu’elle est sortie, et bien je me demande un peu pourquoi.

Les plus:
1- Ca marche bien. J’avais l’impression que les produits Polar étaient précis niveau GPS, confirmation. La fonction est précise. Elle nous localise rapidement, en sous-bois comme au milieu de ruelles, et on ne loupe pas les chemins (mais voir en négatif). Si chemin loupé, la montre nous met hors parcours dans les 10 premiers mètres, pas besoin de faire 100m pour s’apercevoir que l’on s’est trompé.

2- C’est sobre. Surtout sur la montre. Pas de chichi et du coup une lisibilité excellente. Pour le compteur vélo, la aussi c’est bien. Le fond de carte n’est pas très réaliste, mais aucun souci pour repérer la bonne route.

3- Facile d’importer. Un GPX, c’est universel. Ca se met dans la montre en 5 minutes tout compris, et go.

Les moins:
1- Un peu minimaliste en version montre. Je pense qu’en montagne avec de nombreux petits sentiers, ca peut être un peu compliqué. Mais vu la réactivité du GPS, on ne se trompera pas longtemps je pense avant de s’apercevoir de son erreur.

2- Les fonds de carte ne sont pas beaux. Ceux de Strava ou Polar Flow sont bien plus beaux, mais surement plus lourd en taille. Après, il y a d’autres produits plus orienté cartographie, chez Garmin je crois (Epix ?). A chaque produit sa cible.

3- On n’a pas ses données visibles en même temps. Oui, on s’entraine, donc c’est important d’avoir des données comme la FC, puissance ou l’allure. Du coup obligé de jongler entre les affichages. Pas un problème en cap, un peu plus sur un vélo sur la route ou dans les chemins. Pouvoir mettre la carte en arrière fond serait bien. Sinon, un mode “la carte apparait à chaque bifurcation puis s’en va” pourrait être sympa, façon GPS de voiture. Je me demande si c’est pas une option sur le V650 d’ailleurs, car parfois la carte apparaissait toute seule, je ne suis pas sur du pourquoi. Mais c’est peut être aussi arrivé quand j’ai parfois perdu l’itinéraire puis retrouvé (genre en coupant un rond point ou une intersection, à 5m près, il gueulait).

L’un dans l’autre, je ne pense pas l’utiliser souvent cette option, je préfère avoir mes données visible, et la liberté d’aller où je veux. Mais en région inconnue, je suis certain que je l’utiliserais, c’est largement au point. Donc pour moi, validé, bien joué Polar.

 

Vivement la fin des soldes.

Je vous avais mentionné mon achat de chaussures histoire de faire les stocks.

Je dois vous confesser que j’ai encore été faible il y a peu. Et plutôt très faible.

Mais voila, wiggle (un peu le amazon du coureur/cycliste/nageur) m’a fait des propositions indécentes que je n’ai pas eu la volonté de refuser.
J’ai donc craqué pour un corsaire pour faire du vélo. Et première fois que j’essaye du Castelli, ca sent la qualité.
J’ai aussi craqué pour une paire de Oakley Racing. Ca faisait un bout de temps que j’en voulais. Et il y a pas à dire, elles sont géniales, plus de buée (tout du moins tant que ca bouge), bien couvrante et se font oubliées. Au top. Les verres prizm pour la route offrent un super contraste, j’ai complété avec une paire de verre polarisé, que j’ai appris à adorer pour l’été sur mes autres paires.

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J’adore les corsaires, pourquoi n’y en a t’il pas plus en cyclisme?

Mais voila ce n’est pas tout. Toujours au rayon vélo, ca fait longtemps que je lorgne sur de nouvelles roues, et aussi un capteur de puissance. Et en ce mois de janvier, j’ai craqué pour les deux.

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Avant

Pour le capteur, mon choix s’est porté sur un des seuls en Bluetooth. Mais il se trouve aussi que à mes yeux, il est fourni par la société la plus sérieuse du marché. Donc double effet KissKool. Me voila équipé des pédales Powertap P1. Ca change pas grand chose au look du vélo (j’adore ca la discrétion), mais cela change tout sur le vélo. Dans mon souci de monter sur Half Ironman cette année, soit 90km de vélo avant d’attaquer un semi-marathon, c’est l’arme ultime pour bien se préparer et bien gérer sa course.

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Après. Flagrant hein? 😉

Les roues, je lorgnais depuis longtemps sur les roues Swiss Side Hadron. Un petit coup de soldes, et me voila parti pour acheter. Pareil, il y a le choix sur le marché, mais elles ont le bon gout d’être pas cher (enfin tout est relatif), pratique (à pneus, et freinage sur jante alu), et surtout d’être efficace. En plus, développé par une petite société assez transparente/partageuse sur sa R&D et se concentrant sur les résultats plutôt que sur le bling/bling. Comprendre si un truc marche mais que c’est pas la dernière innovation en vogue, et bah on la garde quand même. De même, pas d’idées préconçues, on repart à 0 pour la conception. Et en plus, elles sont plutôt sobre, donc j’aime aussi.

 

Voila, 2016 commence donc très fort, j’espère en avoir fini avec les achats matos. Place aux courses maintenant. Les prochains posts devraient concerner mon programme de course et aussi d’entrainement (j’ai revu la bible du triathlete à Noel, un livre de chevet). J’attends seulement la réponse d’un concours Polar pour boucler mon calendrier.

Eloge du passéisme pour mes chaussures

Je suis pas vraiment passéiste. J’aime les nouvelles technologies, quand celles ci amène un réel plus.

Mais pour les chaussures, je dois avouer, j’ai toujours du mal à me projeter dans une nouvelle paire. A chaque fois que j’achète la nouvelle mouture, je suis déçu. Et alors que je croyais que l’on ne pouvait pas faire pire avec la version X, la version X+1 réussissait ce challenge. C’est en particulier le cas avec la série Wave Rider de chez Mizuno. j’ai adoré la 10, supporté la 15, détesté la 17, et du coup boycotté la 18. Qui sait pour la 19.

If-the-shoe-fit-2Par contre, Mizuno a su (et sait) écouter, et se renouveler. Durant l’essayage, je vous avais raconté comment j’avais craqué pour une paire de Precision 13. 1 an et demi après, je continue à les aimer à chaque fois que je les mets, malgré leur poids, malgré leur drop, malgré leur odeur ….
Ma plus grosse erreur aura de ne pas avoir pris plusieurs paires. j’arrive plus à trouver des modèles en 46. J’aurais du suivre l’adage de la tasse à thé de madame.If-the-shoe-fit-1

Du coup, en 2015, j’ai eu (entre autres) deux belles surprises. les Sayonara 3 (toujours chez Mizuno) après avoir connu les 1, c’est une mise à jour parfaite ou presque pour moi (un peu sec encore l’amorti, le point fort de la précision). Et New Balance 890 v5. Après un premier essai mitigé chez la marque, celle l’a m’a emballé, au point de faire ma prépa marathon et le marathon avec. A elles deux, elles se complètent je trouve, et ressemblent à une Precision. En attendant que Mizuno ou New Balance finissent de produire le modèle parfait, j’ai craqué en cette période de soldes.

Car oui, j’ai racheté en prévision ces deux paires de chaussures. Comme ca, je suis paré pour un an niveau chaussure allure marathon à semi/seuil. Car oui, j’ai parfois envie d’essayer autre chose (les altra one 2.5 quand elle seront à un prix raisonnable), mais quand on a trouvé le modèle qui convient, c’est toujours un calvaire de devoir changer. Et au delà des chiffres ou d’un test en détail que je ne vous ferais pas, il y a des fois, il suffit de mettre le pied dans une chaussure pour savoir que c’est la bonne. La précision fut de ces rares moments que je n’ai pas su reconnaitre. je ne referais pas l’erreur avec ces deux modèles riches en qualité pour ma façon de courir et de m’entrainer.

 

Et si jamais vous voyez des Precision 13 par chez vous, en 46 à prix pas cher, je suis preneur, n’hésitez pas 😉

PS: et si vous veniez chez moi, vous pourriez voir ma 15aine de paires, car je ne jette rien (depuis la photo, la collection s’est agrandie, une seule est partie). Faut vraiment qu’elles soient au bout, car ca sert toujours pour les sorties en foret, les travaux, les courses sous la pluie battante … Et puis, je suis faible, j’arrive pas à les jeter, j’assume.

Nouvel antivol high tech

Le père noël est passé en avance chez nous (au mois de juillet en fait ^^). Laissez moi vous présenter, au choix:

  • Mon nouvel antivol
  • Le nouveau moyen pour madame de m’empêcher de sortir trop souvent
  • Ma nouvelle motivation pour sortir
  • Mon partenaire d’entrainement
  • Mon handicap
  • Ma solution anti-surentrainement: “au lieu d’aller rouler, viens me promener plutôt”.

Hydratation à vélo

Après avoir réglé mon souci de fessier à vélo ici, me voici revenu à un autre point noir: l’hydratation et l’alimentation. En particulier sur les longues sorties, il me manquait parfois à boire. Obliger de faire une pause dans un stade ou un cimetière (et oui, toujours de l’eau là-bas). Autre souci récurrent, en position aéro, il est difficile d’attraper les bidons et de boire. Du coup, je me suis intéressé aux bidons que l’on peut fixer entre les prolongateurs.

Encore une fois, les solutions sont nombreuses, de la bouteille à fixer horizontalement ou verticalement, un simple porte bidon fixé avec des zips. Bref, il y a l’embarras du choix. Dans mon cahier des charges, il y avait deux trois autres points, tels que: une paille pour ne pas avoir à prendre le bidon à la main, pouvoir le recharger en cours de route, fixer un compteur.

20151124_ProfileDesignFC2535_0001 webBref, j’ai trouvé ce qui semble me convenir, chez Profile Design, sous la référence FC35 et 25. Sous ces deux références se cachent en fait un même produit, un bidon profilé avec une paille, venant se fixer sur un support à fixer entre les prolongateurs. La différence entre les deux se situent dans la contenance: 739ml pour le modèle FC25 versus 1035ml pour le modèle FC, soit respectivement 25 et 35oz pour ceux qui se demanderaient d’où viennent les nombres. Et ces deux volumes sont conséquents. Un bidon standard, c’est 500ml, voir 700ml pour les plus hauts. Donc avec le 725, on a déjà de quoi voir venir

 

 

J’ai pris les deux, car les deux contenances me semblent avoir des usages distincts, sachant qu’ils utilisent le même système de fixation.

  • First thing first, la fixation. le support se fixe aux prolongateurs via 2 velcros, et globalement, aucune inquiétude pour que ca se fasse la malle, très bien ajusté chez moi. L’écartement se règle facilement entre 55mm et 120mm, donc doit pouvoir convenir à la plupart. Et le système se fixe très facilement, tout du moins la partie qui va sur les prolongateurs.fc35-1
  • Ensuite vient le bidon, qui se fixe sur le système, de manière plus ou moins lâche il faut l’avouer, le tout venant être sécurisé par un velcro. Celui ci est pénible à mettre, et à enlever. C’est dommage, car ca limite la facilité d’enlever le bidon pour nettoyage. D’ailleurs, on a plus vite fait de détacher les velscros du support que d’enlever le bidon. De toute facon, avec mes gros doigts, je suis obligé de détacher le support pour avoir accès à ce damné velcro de “sécurité”.
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  • Ce velcro vient aussi sécuriser les accessoires. On peut en effet fixer à l’avant un support pour compteur, et à l’arrière un compartiment pour ranger les gels ou autres “ustensiles” (emballage, déchets, mouchoirs…). Mais ne mettez rien de valeur, car ce compartiment n’est pas vraiment sécurisé. Les objets risquent à tous moment de se faire éjecter. Je garde donc l’usage pour les déchets, ca évitera de retrouver mes poches salis par les restes de gel des sachets.fc35-2
  • Plus en détail, le support pour compteur. Alors il a le mérite d’être présent. Ce qui est une bonne chose, car sinon, plus de place pour fixer autres choses. Mais deux défaut lors de la conception. 1) une fois qu’on le fixe, il faut défaire le scratch de la bouteille pour l’enlever, pas très pratique. 2) Pas très aérodynamique, car il est placé en hauteur et devant le bidon, il ne profite donc pas de la protection du bidon. fc35-4.jpgCeci étant dit, je suis sceptique quand à ce dernier défaut. En effet, le gain aérodynamique entre les bras se fait, à mon avis, surtout du fait que les bras et les mains sont déjà la pour faire écran, ou tout du moins perturber l’aérodynamisme. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai choisi un bidon horizontal plutot que vertical, malgré des test bruts parfois plus en faveur des bidons verticaux. Donc à mon avis, influence minime. Et le jour d’un triathlon en course, je l’enlèverais de toute façon car je ne suis pas prêt de laisser mon compteur à la vue de tous, même si Polar attire moins les convoitises que Garmin, souvent bien plus onéreux et connu/reconnu. Les mesures seront prises sur ma montre. De plus, fixé à l’avant de la bouteille, il est plus facile à visualiser.Une très bonne illustration de DCrainmaker montre que sur un modèle précédent, le support était placé à l’arrière, et du coup n’était pas pratique à lire. Au moins devant, on le voit tout le temps en position aéro, ce qui est quand même la fonction première de ce genre de produit à l’entrainement. Donc pour moi, support plus qu’ok, surtout qu’il est très rigide.

 

20151124_ProfileDesignFC2535_0015 webJe reviens sur les bidons. Deux contenances. Le grand je le vois très bien pour les courses au long cours, ou alors les jours de grande chaleur. D’ailleurs, c’est pour des raisons de chaleurs que j’ai pris le grand en blanc, alors que le noir (du plus petit pour moi) sied mieux à mon vélo. En noir, ca peut accélérer le réchauffement de la boisson, donc je préfère le mettre sur un petit. Si j’avais pas été un  pimpin, j’aurais pris les deux en blanc, mais le noir est plus classe avec mon vélo, ma tenue, ma montre …, et accessoirement était moins cher, je ne sais pas pourquoi. Le “petit” me semble largement plus utilisable que le grand, d’abord car il bouge moins, ensuite largement suffisant alors que 1L, ca fait beaucoup de volume, et enfin il est plus facile à nettoyer que le grand, car moins de recoin inaccessible.

 

En bref, satisfait de mon achat, et ca devrait répondre à mes besoins sur les courses courtes comme longues ainsi que les entrainements (testé sur une sortie de 2h avec le 25, nickel). Et surtout, ca me permet de m’hydrater facilement ce qui assure une bonne hydratation, mais aussi en toute sécurité car je n’ai pas à lâcher le guidon. Supprimé aussi la galère de remettre le bidon en place, voir le bidon qui tombe sur la route, toujours dangeureux si on roule à plusieurs.

Les points positifs:

  • Bonne contenance
  • Stable, et permet de fixer un compteur
  • Modularité, on enlève et on rajoute ce dont a besoin: compteur, compartiment, paille à gauche ou à droite, le tout sans outils
  • Remplissage aisé, avec un autre bidon ou bien une bouteille normale (faut y aller franco, sinon, ca splashe un peu quand on met le goulot)

Les points négatifs:

  • Un poil cher, on paye la marque, mais l’expérience est bien là
  • Difficile de retirer le bidon sans tout démonter pour nettoyage, mais de toute façon le bidon est pénible à nettoyer par nature, bien plus qu’un bidon classique
  • Pas de valve sur la paille. Du liquide peut s’échapper. Cependant, si c’est du produit sucré, peu c’est déjà trop, surtout en hiver.
  • Les différents supports accessoires sont un peu pénible à monter (fichu velcro) et surtout asse mal ajusté. Par exemple, quand le compartiment arrière n’est pas fixé, la bouteille ballote. C’est un détail, mais vite agaçant comme bruit sur route un peu chaotique (bon ok, je suis pas très patient 😉 ). Du coup, ca a l’air modulaire, mais mieux vaut rouler avec tout.

Bilan: pour l’instant, j’adore. Ce FC 25/35 me permet de m’hydrater tout en roulant, et avec une grande contenance. En plus, j’ai maintenant de quoi fixer mon compteur en position pratique. Donc, double bonus.

D’autres photos sur le site d’aerogeeks. En anglais, mais très bon test objectif.

Un peu de technique

En ces temps de préparation marathon, outre le fait d’accumuler des kilomètres, je m’amuse aussi à analyser ma foulée. Les montres Garmin offrent l’accès à quelques données (cadence, oscillation et temps de contact principalement), mais je n’en ai pas car 1) j’ai choisi Polar et 2) je n’étais pas convaincu par des mesures au niveau de la poitrine.

C’est surtout le point 2 qui m’a stoppé, car sur le papier, les Garmins sont tout aussi bien que Polar. Du coup, j’ai participé via Kickstarter au financement d’un produit qui se proposait de faire la même chose, et plus encore. Runscribe propose en effet un “pod” à fixer sur votre chaussure, et qui vous fournit tout un arsenal de mesure de votre foulée. Et gros avantages selon moi, on peut équiper les deux chaussures pour comparer (oui je suis tordu et curieux 😉 ). Bref, c’est encore en développement, je vais pas vous présenter le produit en long et en large. Je le ferais plus tard, car le produit est encore en développement et en cours d’amélioration. Mais ca marche quand même pas mal, donc je vais partager en plusieurs billets ce qui m’a poussé à investir, et ce que je tire jusqu’à présent de ce gadget.

Épisode 1: La longueur de foulée et la cadence pour augmenter la vitesse

Depuis mon accident en février, j’ai profité de la reprise progressive pour travailler ma foulée (et c’est loin d’être achevé). En tête de liste, la cadence et la pose du pied. J’ai essayé au maximum de me forcer à raccourcir ma foulée vers l’avant pour que le pied se pose, autant que faire se peut, sous mon centre de gravité, comme recommandé dans le livre “light feet running“. J’ai pas la montre qui va bien donc, mais un truc à 5€, un métronome tout bête, m’a permis de mettre dans ma tête le tempo “magique, 180 pas par minute. Donc 30s de métronome avant de partir courir, histoire de se remémorer le tempo.

J’ai fait cela pendant 6 mois, en contrôlant de temps en temps sur 30s de course si j’étais dans le bon tempo. Avec le runscribe, ca m’a permis de confirmer que, en moyenne, mes sorties oscillent entre 170 (pour les récups) et 200 (pour les blocs les plus rapides). Mais contrairement à un footpod classique, on peut aller beaucoup plus loin dans l’analyse (c’est ce que je voulais).

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Résultats d’une sortie mixte AS42/AS21

Par exemple, sur une sortie de travail de l’AS42 et 21, ont peut voir que l’augmentation de l’allure (en orange sur le graphique) se fait principalement par une augmentation de la cadence (en vert sur le graphique), passant de 170 environ durant l’échauffement à 180 durant le bloc d’AS42. Fort logiquement, la longueur de la foulée (en bleu) s’allonge aussi. Difficile de dire vu que les deux semblent augmenter avec l’allure. Par contre, entre AS21 et 42, il me semble pouvoir dire que la longueur de foulée semble rester la même, mais que l’augmentation de l’allure est surtout expliquée par une augmentation de la cadence aux environs de 190 pas par minute. Je n’ai pas accès aux données brutes, mais ca me semble assez clair ici.

Du coup, je me dis que c’est bien, j’ai maintenant le bon tempo en ce qui concerne la cadence. Mais je me dis aussi que du coup, il doit y avoir d’autres voies pour améliorer mon allure. Je ne peux pas indéfiniment augmenter cette cadence. Faut que je fasse des efforts pour améliorer la longueur de la foulée. Et la rendre plus dynamique: j’ai un temps de contact au sol affreusement long. Il y a du boulot à faire la aussi.

 

Episode 2: Le déroulé du pied

On rentre dans ce que seul le Runscribe sait faire (pour l’instant). Et ou on voit tout l’intérêt d’un objet fixé au pied, et non à la poitrine (Garmin) ou dans la montre (Garmin et autres).

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La même séance: stance excursion, que je traduirais par degré d’exploration de la foulée entre le medio pied et le décollement des orteils du sol

Pour la même sortie, je me suis intéressé au déroulé du pied. Le pod peut mesurer différents angles de prospection, c’est à dire l’angle parcouru par le pied lors du déroulement. En gros, si on attaque bien par le talon et on pousse jusqu’à la pointe, on aura un angle de prospection très élevé. Mais comme vous devez le savoir, l’attaque talon n’est pas la panacée, ni même une généralité. Donc les concepteurs ont découpé la prospection en deux: une phase de déroulé de la pose du talon (s’il y a) jusqu’au milieu du pied (environ 11° en moyenne chez moi, pour une gamme entre 0 et 25° selon les coureurs), et du milieu du pied jusqu’au décollement des orteils du sol. C’est ce dernier, qui me parait plus représentatif de l’effort de poussée au sol que j’ai choisi de regarder et de vous présenter. Selon les concepteurs, ca varie en général entre 45° et 85°. Dans mon cas, je suis à environ 70° en moyenne sur la sortie mais on peut voir que ca augmente lors de l’AS21, avec des valeurs titillant les 74°. Pas mal, on est plus du coté des 85 que des 45. Mais il y a encore de la marge la aussi pour améliorer mes allures.

Les perspectives de travail.

Les données fournies par les nouveaux appareils, que ce soit les montres ou les ordinateurs de vélo, sont souvent critiquées du fait qu’elles sont intéressantes, mais n’apporte rien si elles ne sont pas travaillés et cela la montre ne vous le dit pas. Pour autant, je suis d’avis que c’est comme tout. Connaitre ces données ne nous fait pas courir plus vite ou mieux, mais pour ceux qui le veulent, peuvent nous aider à orienter nos axes de travail pour s’améliorer. La montre ne fait pas tout, s’entrainer reste le meilleur moyen de progresser ;). Ce sont juste des outils, et honnêtement ce sont des outils formidables pour les gens curieux qui n’ont pas à disposition l’œil avisé d’un coach ou de partenaires expérimentés.

Personnellement, c’est un souci de souplesse des chevilles que j’ai identifié. Après pas mal de temps à bosser sur la pose du pied (j’y reviendrais) et la cadence, comme recommandé selon les principes du light feet running, l’allongement de la foulée (et donc de l’allure) devra se faire par une meilleur efficacité de la poussé au sol et de la cheville. C’est aussi un souci en natation, où l’on peut gagner énormément en qualité de propulsion et en diminution de la résistance en travaillant la souplesse des chevilles.

Donc à venir après le marathon,  ca sera travail de vitesse, la fameuse PPS, du travail en cote pour améliorer la foulée et le dynamisme. Et aussi beaucoup de yoga et assouplissements pour essayer de rendre tout ca plus souple. Paraitrais que ca pourrait me faire du bien aussi pour le haut du corps, je suis un exemple de bout de bois flotté selon mon coach préféré à la piscine ;).

Une révolution pour mon vélo

Enfin pas une révolution pour mon vélo lui même, mais pour mon séant sur le vélo. Après bientôt un an sur mon vélo, j’ai été confronté,  comme la plupart des gens,  à la douleur n°1 en vélo. Bien avant le mal aux jambes, c’est souvent le mal au fesses qui nous rend le vélo inconfortable, voir douloureux.

En VTT, j’avais deja été confronté au problème, un short avec cuissard et peau intégré avait réglé plus ou moins le souci. Mais dans l’ensemble, je faisait des sorties de 2-3h maxi avec quelques pauses, et des passages techniques donc plutôt sur les pédale que sur la selle. Mais avec un vélo de route, c’est différent, tu pédales tout le temps, sauf dans les descentes, et tu es rarement en danseuse car on ne fait pas non plus le tour de France. Donc le postérieur est collé à la selle au moins 95% du temps, et en théorie ne bouge pas. Bref, pour ceux habitué aux bancs de la fac (avec des bancs en bois fait pour durer), vous devriez imaginer l’inconfort que cela peut produire de faire une sortie vélo de 2/3h.

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Ma selle d’origine, maintenant dévolue à mon vélo mulet/ht.

Je vous présente donc la selle livré à l’origine avec mon vélo. Et honnêtement, l’avantage d’acheter des vélos chers (il en faut bien des avantages), c’est que la selle est souvent de qualité. La mienne ne déroge pas à la règle, elle fait partie des modèles de références pour un usage routier/sportif. Elle a l’air ferme, elle l’est, mais c’est tout sauf inconfortable de manière surprenante. Les selles de mes vélo de recup (et VTT) sont bien plus molles et accueillantes, mais au final bien moins confortable. Elle est plate comme le sont souvent les selles performance.

En fait, j’ai commencé à noter des douleurs à partir du moment où les distances se sont allongées, et où j’ai commencé à passer de plus en plus de temps sur les prolongateurs, position typique du triathlète. Et les douleurs sont certainement plus liées à ma morphologie qu’à un défaut de la selle, on peut pas non plus satisfaire tout le monde.

1) Des douleurs au périnée. Passé le moment de ridicule où j’ai du admette ma méconnaissance de l’anatomie humaine, et surtout masculine (quoi?? on a un périnée nous aussi !!), cela s’explique par une position penchée vers l’avant. Du coup, le nez (pointe) de la selle fait pression. Ça peut aller du simple engourdissement (mon cas) à des douleurs plus vives, et même des irritations peu ragoutantes.

2) Des douleurs aux ischions, les os qui qui pointent quand on s’assoit. D’où la fameuse expression “tu as les os du cul pointus”. Dans le cas de ma selle, c’est parce qu’elle est trop étroite, surtout sur l’arrière. Du coup, je rentre dans la catégorie des ceux qui ont une distance inter-ischions importante, qui en langage marketing des fabricants de selle veut dire ceux qui ont un gros derch. Et oui, j’assume. Car eux nous vendent le truc: c’est souvent le cas des femmes (normal, ca a un role à jouer important il parait cette distance), des hommes grand. Bon je suis pas dans le deuxième cas, donc …

Bref, ca fait quelques mois que je fouille le web, questionne les vendeurs (tous incompétents ceux que j’ai pu rencontrer) de D4 au magasin spécialisé que j’ai pu trouver. Soit ils n’ont pas les modèles, soit on peut pas essayer, soit il faut les commander, mais c’est pas repris une fois ouvert. Vous viendrait-il encore à l’idée d’acheter une paire de chaussure sans l’essayer, ou au moins avoir la possibilité de la retourner? Bah eux ca ne les choque pas.

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Le fameux canal de soulagement (oui, c’est le nom choisi par le service marketing).

Donc je fouine, et je trouve un modèle qui pourrait convenir. Comprendre, pas cher, bah oui, je vais pas mettre 250€, même si une bonne selle ne se négocie pas à moins de 100€. Faut pas lésiner sur la qualité et sur le fait qu’une bonne selle se change moins souvent que le vélo à priori. Mais faut pas non plus me faire croire que les rails en carbone certifié NASA et le revêtement en cuir de salamandre indigo du Costa Rica certifié AOP va me faire aller plus vite.
Spécificité du modèle (modèle Fizik Tritone 6.5):
– le nez de la selle est coupé pour moins de pression sur le périnée, et en plus un canal est crée au milieu de la selle pour enlever encore un peu de pression. Testé, plus de souci de ce coté la, content.
– large. Une selle classique, c’est une largeur au point le plus large d’environ 130-135 mm. La on est à 140mm, et avec une version plus large du nez pour la mienne (65mm au lieu de 55mm sur le modèle classique). Et la encore, ma première sortie test m’a confirmé que ce modèle semble me convenir. J’ai eu mal aux jambes avant d’avoir mal aux fesses, une grande première avec mon vélo de route.
– équipé d’un système pour venir y fixer des portes bidons. C’est pas grand chose, mais quand on regarde le prix des systèmes pour pouvoir fixer deux bouteilles à l’arrière de la selle (car plus aéro et plus pratique à attraper), le prix arrive au niveau de ou même dépasse souvent le prix de ma selle. Du coup, j’ai fixé mes portes bidons à 3€ chaque, mes bidons à 3€ pièce, et rien ne bouge ni se fait la malle. Sauf quand j’oublie qu’ils sont là quand je descends de vélo et leur offrent un vol plané, mais bon, peut on blâmer le matériel pour une étourderie de l’utilisateur? Je dirais que oui assurément dans un élan spontané de mauvaise foi bourguigno-masculine typique, mais ca serait pas fair play.

Avec tout le foutoir

Avec tout le foutoir

Voila. Conclusion, j’ai attendu longtemps avant de franchir le pas, et c’est dommage. Si vous n’aimez pas le vélo pour cause de douleur, changez de selle. Je reprends à rêver de pouvoir faire du plus long à vélo, car jusqu’à présent, les sorties de 100/120km étaient la limite que je tolérais. Mais avec cette nouvelle selle, je pense que je pourrais dépasser cette barrière. bon après, pas certains, que je soi fan de rouler aussi longtemps, mais au moins, ca ne serais pas à cause de douleurs. Bref, un bon investissement.