Le(s) plan(s): la débrif

Comme promit, voici mon débriefing du post précédant mon marathon.

La tenue: 

J’ai opté pour la version mi chaud et venteux, donc corsaire et t-shirt manche longue. Et c’est tout. Pas de regrets. J’ai lâché mon sac à la consigne, donc j’ai garder un pantalon et polaire jusqu’à 10mn avant le départ, bien suffisant. 5-6′ d’échauffement pépère, un départ en mode sardines et rapide, bref pas eu froid. Et la course m’a vite réchauffé. Pas souffert non plus sur le parcours. Aucune irritation des tétons, juste un peu sur les coutures du slip, bah oui, je devrais peut être acheter des sous vêtements dédiés, ou alors courir en tri-fonction.

Le ravitaillement:

Bon pour les gels et boissons. Un gel high5 avant le départ (j’aime bien le coté jus de fruis, bien que pas pratique en courant). Un gel overstims tous les 10 km (40′) durant la course. Deux bonnes gorgées toutes les 15′ (bip montre), il m’en restait un peu (c’était pas un marathon chaud), et pas de problèmes de vessie (ma grosse inquiétude).

Pour la ceinture. Pas de soucis avec les bidons. La ceinture porte dossard gel ne voulait pas tenir en place assez haute. Pénible, mais utile toutefois. Comme dit précédemment, un sacoche de ma ceinture a eu un problème de zip, qui m’a compliqué la vie. Mais sinon, je valide le principe. Et referais surement le même choix tant que je ne serais pas assuré d’un ravitaillement en bouteille sur le parcours. Ici, j’en ai vu un seul, et avec peu de bouteilles. Cela n’a pas du durer longtemps. Des progrès niveau verre d’eau, j’ai réussi à en boire un à moitié (suffisant) moyennant une micro pause de 2″. Ce n’est cependant pas suffisant pour me garantir une bonne hydratation vu que les ravitos sont tous les 5km.

 

La gestion de la course:

Le plan a été tenu plus ou moins. Les 4:12 à l’arrivée à la montre sont là. Mais en course, c’est un peu différent.

Tout d’abord, bien que j’envisageais le negative split, je ne pensais pas perdre autant de temps sur la première moitié. J’ai gérer le profil ondulant du parcours un peu trop confortable je pense. mais ca peut être aussi permis de finir fort. On va dire que cela m’aura quand même inquiété un peu. De mémoire, je passe sous l’arche des 21 à 1h29mn52, du coup, je me suis dit plus trop de marge. Va falloir être fort. J’aurais préféré avoir 1/2′ de confort. Les tours automatiques comme prévu toutes les 15′ (pour la boisson) et un lap manuel tous les 2km pour vérifier l’allure à partir des panneaux.

La gestion à la FC (plan A’) a été comme prévu. Un premier 10 un peu haut (166 au lieu de 164/165), j’ai réussi à maintenir une allure correcte en ne dépassant pas (ou très épisodiquement) les 170 sur 3/4 du parcours. Et ca, j’en suis très satisfait car c’était pas gagné. Clairement, un effet des toutes dernières séances, et de la période d’assimilation et de la surcompensation. j’ai pas couru plus vite, mais plus à l’aise après un peu de repos. Du coup, capable d’accélérer une fois le 30ème passé et encore plus après le 37ème. Les jambes étaient là. Douloureuse, depuis le 20ème en fait, mais le mental était au moins aussi important ce jour là.

Bref, pour moi, ca n’aurait pas pu mieux se dérouler. Un plan suivi à 95%.

Le mur? Surement repoussé suffisamment loin, disons au 43ème, j’en demandais pas plus. L’avantage de faire du vélo, c’est que c’est beaucoup plus énergivore je trouve car on  a pas les traumatismes de la CAP. Du coup, j’ai déjà fait 2/3 fringales à l’entrainement, et donc reconnais les signes avant coureur. Je pense avoir pris les gels quand j’en avais besoin, bien qu’éloigné des recommandations des sites. Certains font sans, je les crois, mais juste je ne peux pas, mon métabolisme n’est pas prêt encore à tenir à ces allures sans apport. Je cours avec, ca me dérange pas plus que ca.

Bilan:

Comme je l’ai dit précédemment, je suis réconcilié, mais pas prêt à oublier les contraintes de la préparation ni la lassitude que j’ai vécu à partir du 19/20ème. Peut être une histoire de parcours, mais je ne crois pas. C’est juste trop long à mon gout.

Pour autant, j’ai pris beaucoup de plaisirs durant certaines séances de la préparation, et aussi un peu le jour J. Le marathon, c’est quand même une ambiance à part, où personne n’est vraiment là pour aller plus vite que les autres, juste pour aller plus vite que soi la fois d’avant. C’est cette communion dans un but commun, vaincre la distance qui rend l’ambiance plus détendue je pense. J’avoue avoir particulièrement aimé le départ comme l’arrivée, tout le monde se félicitant sans se connaitre ni connaitre nos temps respectifs, juste pour être aller au bout. Les marathoniens sont bien une espèce particulière, vraiment attachante par leur camaraderie. Tout comme les autres distances, chacun à ses codes et rites. J’y reviendrais c’est sur un jour, mais pas tout de suite, je ne me sens toutefois pas encore un membre à part entière de cette confrérie. Une prochaine fois peut-être 😉

 

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