Me voilà à moitié marathonien

En fait, j’étais dejà marathonien, me voila maintenant officiellement finisher d’un semi marathon. Et autant le dire tout de suite, j’ai adoré, et c’est clairement ma distance préférée pour l’instant.

Récit de mon aventure sur semi-marathon donc.

Depuis le Grand Prix de Bern, j’avais envie de me confronter à nouveau à une course, et 16kilomètres m’était apparu comme un peu court, donc pourquoi ne pas tenter les mythiques 21.1km. Un peu écœuré par le monde à Berne, je voulais aussi trouver une course un peu moins surpeuplée. Du coup, dimanche dernier, semi-marathon de Semur en Auxois, avec un peu plus d’une centaine de participants au semi. Parfait pour passer un bon moment.

En descendant le long des remparts

En descendant le long des remparts

Donc dimanche matin, réveil de bonne heure pour avoir le temps de prendre un bon petit déjeuner et de laisser la digestion se faire avant le départ de la course à 10h. Départ à 9h pour Semur, retrait du dossard, passage express au supermarché vu que j’avais oublié ma bouteille d’eau à la maison. Habillage dans la voiture, mise en place du cardio, de la gourde de boisson isotonique et du gel dans la ceinture, et c’est parti pour l’échauffement rapide. 10mn en footing lent, juste assez pour se dérouiller et s’apercevoir que le cardio est plus haut que ce qu’il devrait. Un petit gel pour oublier que le petit dej est déjà loin, et hop alignement sur la ligne de départ pour à un départ à 10h pile.

Le départ se fait dans le calme. Bien obligé de doubler, le faible nombre de participants le fait que l’organisation nous fasse partir par des rues bien larges, et bien ça se passe très bien. Les cinq premiers kilomètres sont avalés en 21:53 (4 :22 de moyenne au kilomètre), un peu lent au vu de mon objectif de 1h30. Je devrais être en 21:15. Mais bon, c’est mon premier semi, je veux assurer, et donc essaye de limiter la montée de la FC pour rester frais pour la fin. Et puis je me méfie de quelques grimpettes qui arrivent dans les kilomètres suivants.

Après un sixième kilomètre encore un peu lent pour cause de montée, j’arrive enfin à me libérer mentalement pour courir à un bon rythme (4 :10 environ) les deux kilomètres suivants.

Les quais le long de l'Armancon

Les quais le long de l’Armancon

Petite ruelle typique de la basse ville, ca commence à monter gentiment.

Petite ruelle typique de la basse ville, ca commence à monter gentiment.

Mais ça ne dure pas longtemps.

La fameuse montée, du 17%. Courte mais intense

La fameuse montée, du 17%. Courte mais intense

Arrive la fameuse cote du Moyen Age, pas longue mais bien raide (17%) sur quelques dizaines de décamètres. Et bien que je l’aborde avec tout le respect qui lui est due, ça tire. Mais j’arrive au-dessus plutôt satisfait, en ayant perdu du temps, mais sans avoir laissé trop de forces dans l’ascension. Et c’est reparti. On franchit à nouveau l’arche du départ, laissant bon nombre de concurrents en finir avec le 9km. On est quelques-uns à continuer pour le grand tour dans la campagne. Ce deuxième 5km est franchi en 21:55, encore plus lent que le précédent, mais ça s’explique volontiers par la côte.

On part donc direction la campagne, en trainant un peu en ville avant de partir en direction du lac De pont, que l’on n’ira malheureusement pas admirer. Je me suis fait embarqué (tout seul, comme un grand) dans un faux rythme sur les km 10 et 11 ou j’ai encore perdu de précieuses secondes, et voici qu’une belle côte un peu longue m’attend. La montée est bien régulière, j’arrive donc à garder une foulée correcte et la FC sous contrôle même si l’allure en pend un coup (4 :53, la plus lente du parcours). En haut de cette côte, psycho ou physio, me voilà obligé de m’arrêter une trentaine de secondes au bord de la route. Je vais les regretter ces 30 secondes. Cet arrêt est aussi l’occasion de m’apercevoir que je suis bien en retard sur le planning, et encore plus avec cette pause. C’est donc passablement énervé que je repars dans la descente à la poursuite du semi, et des autres concurrents. La chasse est ouverte ce dimanche, et pas que dans les forêts. Descente tambour battant (3:58), je continue sur ma lancée les deux kilomètres suivants (environ 4:05) malgré un profil vallonné, c’est que j’ai des cibles à rattraper. Troisième 5k parcouru en 21 :30, malgré le temps perdu dans la côte, la vapeur est inversée, je vais essayer de rattraper le retard pour finir en moins de 1h30.

Après un seizième kilomètre encore en montée, la suite est plutôt plate. Je me décide enfin à lâcher la bride. Et c’est parti pour une remontée de quelques concurrents, ça aide à maintenir l’allure de voir que l’on est bien par rapport aux autres. Du coup les allures vont descendre progressivement sous la barre des 4:00 pour les derniers kilomètres. Malheureusement, ça ne suffira pas à compenser l’allure trop prudente du début, plus la pause pipi. Sous l’arche, ma montre m’informe que je finis en 1h30h21. Saleté de vessie. Strava me confirme, 1h29mn58 en déplacement. Et Strava est encore plus gentil que cela car m’indique un record sur semi de 1h29mn33.

Bref à l’arrivée, des sentiments mitigés. J’aurais pu être déçu de ne pas avoir franchi la ligne sous les 1h30. Mais honnêtement, pour un premier, je suis au contraire rassuré de savoir que je les ais dans les jambes (pas encore dans la vessie). La famille étaient sur la ligne d’arrivée, et un coureur que j’ai doublé sur la fin du parcours me félicité pour ma belle foulée sur la fin. Et ça, c’est précieux, ça vient d’un bon coureur (belle foulée lui aussi) et ça faisait des semaines que je travaillais la foulée, avec des séances en “minimaliste” en me forçant à courir moins vite et moins longtemps mais mieux. Et effectivement, le finish fut hyper agréable, pas mal aux jambes et capable de maintenir de belles allures. J’en ressorts donc avec des regrets de ne pas avoir couru plus vite sur le début, mais aussi une grande satisfaction de ne pas m’être cramé sur le début grâce à une gestion de la FC au battement près, ce qui m’a permis de rester en forme pour la fin. Et indéniablement, les bienfaits d’une préparation en suivant avec rigueur un plan d’entrainement pour la première fois, et certainement pas la dernière.

Bilan : une belle course, j’ai le sentiment d’avoir bien géré même si un peu trop sur la réserve. Et j’ai la confirmation, la distance semi me convient bien. C’est juste assez court pour ne pas souffrir comme sur un marathon, mais juste assez long comparé à un 10miles ou 10k pour avoir le temps de me caler à l’allure. Bien qu’il faille que je travaille ce dernier point. Rendez-vous est pris pour la mi-novembre pour le Semi de la vente des vins de Beaune. Dernière course de la saison probablement, autant dire que le samedi soir sera occupé par des grands crus avec les amis de Beaune. 4 mois d’abstinence d’alcool ou presque pour cause de préparation, j’ai du retard à rattraper.

Semur En Auxois, et ses célèbres tours

Semur En Auxois, et ses célèbres tours

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17 comments

  1. joli compte-rendu et superbe endroit:)

    C’est un très joli temps 1h30 vu le relief que tu nous as montré.

    My 2 cents :
    – OSEF d’exploser en course, l’idée d’aller chercher ses limites quitte à se cramer me plait lorsque je mets un dossard, pour moi on apprend à se connaitre à l’entrainement et la compèt est là pour que l’on se dépasse
    – Pas le même raisonnement en tri où je pense par ex qu’il faut gérer le vélo pour ne pas finir en marchant
    – Tu t’es levé à quelle heure ? Pour moi pas besoin de boire et prendre des gels comme ça avant ou pendant un semi… un semi cest suffisamment court pour qu’on le fasse sans rien. Je me reconnais complètement dans cette envie de maittriser les paramètres d’hydratation et cie il y a 3-4 ans… je faisais comme toi, le chrono en moins 😉 et ^puis j’en ai eu marre des pauses pipi et le gel pris dans les heures avant peut générer une hypo pendant la course et/ou gêner la lipolyse pendant l’effort

    En tout cas je me répète, c’est un beau chrono vu toutes ces côtes 🙂

    1. Merki 😉

      Rendu de monnaie:
      -Oui je vais oser la prochaine fois 😉 . Je compte tenter d’exploser mon record (40:40 non officiel) sur 10km pour arriver en sub 40 voir moins. En gros partir sur 10km au rythme ou j’ai finis le semi (3derniers kilos), c’est à dire 3:55 et finir encore plus vite. Et retenter un semi mi novembre en partant la aussi plus vite que ce que j’ai fais ici. J’ai été coupable d’avarice, je le sais 😉 Mais c’était mon premier, je voulais m’appliquer, je suis trop scolaire encore.
      – On verra ca à la mi novembre, je compte diversifier mon entrainement justement 😉 En attendant, épluchage de site de petites annonces vélo.
      – Lever à 6h. Le gel avant le départ est mon rituel de SL (en général pas de petit dej avant), plus un petit gel au 15ème exceptionellement pour la course (testé au préalable), mais celui la a eu du mal à passer au niveau du gosier, mais les perfs en ont pas souffert bien au contraire. Pareil, l’hydratation est un de mes points faibles, je transpire beaucoup et j’ai donc besoin d’apport d’eau. Et c’est peut etre placebo, mais l’hydroxir me fait beaucoup de bien. En tous les cas, je vois la différence sur SL entre avec et sans, et la baisse de rendement. Mais d’accord avec toi, je ne suis pas sur que les gels me soient indispensables, c’est surement là aussi une sécurité de débutant.

      Merci de la répétition, ca fait du bien de l’entendre. Et je viens d’avoir les résultats “officiels, je suis 17 au scratcth sur 123. Le premier finit en 1h12mn51, c’est que c’est quand meme un parcours délicat, ca me réconforte de ne pas etre complétement réellement en sub 1h30.

  2. Jolies photos dis donc. Ca avait l’air top comme semi.
    Et puis pour un premier semi le temps est plus que génial (enfin pour moi c’est un temps que je n’atteindrais jamais!)
    Félicitation!!!!
    Et vivement le prochain!!!

    1. Merci, oui c’est une très joli ville/village. Et courir avec 200 personnes est un vrai luxe, ca m’a permis de bien apprécier les ruelles comme la campagne sans pour autan marcher sur mes voisins. En cela, je connais mon privilège par rapport à mes collègues runners du 20km de Paris. D’ailleurs, je les invite à venir à Semur l’année prochaine 😉 (ok je survends un peu, c’est pas non plus comparable au charme de courir dans Paris 😉 ).
      Pour le temps c’est très relatif, et lié au sexe (sans offense). je finis à 20′ du premier, la première fémine fini 50″ avant moi. Donc avec 1h44 sur semi, tu as un niveau relatif supérieur au mien 😉

  3. bon, ton chrono je n’en parle pas parce que forcement la mémé runneuse que je suis trouve que tu cours vachement vite…mais alors tes photos, ouaip, elles sont chouettes…et pour l’envie de pipi, je ris…j’aimerais comprendre comment il est possible d’avoir envie de faire pipi en pleine course au point de s’arrêter, tu n’es pas le seul, j’en vois plein en course officielles faire des arrêts de ce genre et je ne te parle pas de coach-chéri quand on s’entraîne ensemble et que du coup il me casse un peu le rythme, bref….je me marre et je m’interroge…

    bravo en tout cas!!!

    1. Oh mais comme je suis d’accord avec toi pour mon erreur stupide. Et surement que j’aurais pu m’en passer. Mais voila, manque de lucidité. Et je la regrette quaand je vois qu’elle me coute le sub 30 au temps officiel final 😦

    2. Ah bâ le pipi je comprend. Au trois marathons que j’ai fait j’ai du m’arrêter faire pipu dans le bois de Vincennes. Mais en même temps en temps normal je bois pas énormément et je vais souvent aux toilettes. Alors avant un marathon j’ai peur d’avoir des crampes alors je bois enormement plus le fait qunul faut rentrer dans le sas plus d’une heure avant le départ donc quand je pars j’ai déjà envie de faire pipi mais par “pudeur” j’attends le bois de Vincennes!!! Et puis je cours pas suffisament vite pour avoir peur de perdre 45″!!!!

  4. J’ai expérimenté la pause pipi sur mon premier long trail. Je devais avoir le corps déglingué, ça me picotait et j’avais envie d’uriner toutes les 5mn après 50km. Pourtant ça venait pas… Bon, je vais arrêter là le récit de mes pauses pipi…
    Excellent chrono et apparemment ça n’a pas l’air dégueulasse du côté de chez toi.

    1. Non mais c’est dingue ce fil de commentaires.
      On nous bassine avec le fractionné, la foulée, le drop, le tissu technique +++. Et voila t’y pas que l’on aurait identifié le problème n°1 pour la performance du coureur?
      Merci à vous tous, je me sens moins seul maintenant sur ce sujet tabou.

      1. En même temps tu sais, j’ai rarement pris en compte les considérations techniques, VMA, cardio, foulées, etc. Je cours comme je peux. Et effectivement, le pipi, le manger, les sensations et le soleil, ça devient hautement important.

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