Velo Obernai: Débrief Best Bike Split

Pour la partie vélo du Triathlon d’Obernai, j’avais choisi de suivre les recommandations de puissance du site Best Bike Split. En particulier, ce programme permet à partir de la carte du parcours de donner des guides de puissance à fournir pour ajuster au mieux l’effort selon la pente, un truc que j’avais découvert pour la première fois dans Trimes. Récemment équipé en capteur de puissance, je m’entraine avec tout le temps, et je voulais essayer sur un L/HIM, car c’était pour moi l’inconnu en course, et Obernai un parcours parfait pour cet exercices car exigeant.

Voici donc les comparaisons des prescriptions du logiciel, et ce que j’ai fait le jour J. (info: poids 75kg, FTP rentrée 280w)

KM 0–>14: 210W relativement plat

0-14kBon départ, 207W en moyenne (213 en NP à peu près), comme écrit dans les manuels, je suis parti prudemment, et me suis fait doubler. Mais pas de panique.

Km 14–>17: 260W

14-17k

Première montée sérieuse dans les vignes, puissance moyenne dans les cibles. Par contre, environ 287 en NP.

Km 17–>19: <200W

17-19k

Clairement pas dans les clous, j’ai mis trop d’effort, mais ce fut court, donc pas un gros effort.

Km 19–>27: 260-270W Première montée sérieuse Hohwald

19-27k

Ca monte dur. Difficile de respecter les consignes, j’essaye de monter à mon rythme, en moulinant. Et pour la puissance, j’essaye de pas trop donner dans cette partie qui n’est que l’échauffement. A peu près réussi, avec une moyenne à 277, et une NP à 284, donc pas trop mal géré je trouve. J’ai repris pas mal de monde, ca faisait plaisir.

Km 27–>30:<200W

27-30k

Ca descend un peu vers le village, donc easy, on laisse descendre.

Km 30–>33: 260W

30-33k

Ca remonte un peu, faut en remettre une couche. Un peu en dessous en terme d’effort, j’en ai profité pour me nourrir et me reposer un peu mentalement et physiquement. Car je trouve ca plus facile de se nourrir et manger dans les montées que les descentes.

Km 33–>36: <200W

33-36k

Descente rapide et facile, j’en ai profité, toute schuss en position aéro.

Km 36–>47: 260-270W

36-47k

Le morceau de résistance, la montée au Mont Saint Odile puis au champ de feu. 267W en moyenne, 278W en NP, peu de répit. Ce fut long, mais en montant à un rythme constant, c’est passé étonnamment bien.

Km 48–>61: <200W

47-61k

Moyenne ok, NP à 202W, ce fut une longue descente rapide, très rapide (un bidon perdu), avec de temps en temps quelques petites cotes histoire de tirailler les quadris.

Km 61–>63: 260W

60-62kRemontée courte, un peu de douleur dans les quadris, c’est à ce moment que je commence à m’inquiéter de la course à pied. J’ai du mal à mettre les watts qu’il faut (246 en NP). J’ai pris mes gels, mais ne me suis pas inquiété plus que ca de la boisson, grave erreur. J’en profite toutefois pour prendre une gourde au ravito.

Km 63–>74: <200W

63-74k

Descente sur route fermée du Mont Saint Odile. A priori le rêve du cycliste, un calvaire pour moi. Incapable de lâcher les freins, je me suis fait doubler par une dizaine/quinzaine de personnes bien plus à l’aise sur un vélo. Je sais où je dois m’améliorer pour gagner du temps gratuit. Un bidon de perdu encore dans la descente.

Km 74–>75: 260W

74-75k

La dernière montée de ce parcours, dans le village d’Ottrot. Un peu de descente aussi, donc une puissance moyenne proche de 230, mais le NP à 279, ca grimpouille.

Km 75 à la fin: <200W

75k

Le retour sur Obernai, en descente ou faux plat descendant. Ca roule vite, sans trop d’efforts à l’approche de la transition. NP d’environ 212W. Je double pas mal des plus téméraires m’ayant doublé dans la descente du Mont Saint Odile.

Résumé:

Prediction BBS:

Time 02:54:28
Avg. Speed 28.22 km/h
Avg. Power 222.70 watts
Normalized Power® 236.18 watts
Variability Index 1.06
Intensity Factor® 0.84
Training Stress Score® 206

Résultats le jour J

Time 02:55:34
Avg. Speed 27.6 km/h
Avg. Power 213 watts
Normalized Power® 250 watts
Variability Index 1.17
Intensity Factor® 0.91
Training Stress Score® 242.4

Donc au final, une puissance moyenne plus faible que prévu, mais NP plus forte, donc un VI élevé (1.17). J’ai poussé trop fort dans les montées, et été trop tranquille dans les moments de repos. Mais ca reste un exercice pas facile, j’ai clairement pas l’habitude des cols de moyenne montagne. Du coup, un TSS un peu élevé, et un IF plus proche d’un tri M que L. Ca explique peut etre pourquoi j’ai pas eu les jambes espérées pour la course qui a suivie.

Bref, un programme à peu près tenu, qui m’a permis de faire de la partie cycliste un grand plaisir. Des progrès à faire en descente, et aussi des progrès à faire dans la gestion de la puissance. Prochain essais sur des terrains plus plats, j’espère que cela sera plus facile de gérer comme il faut l’effort. Et je vais aussi tenter de vraiment en garder sous les pédales, histoire de voir si la course à pied se passera mieux.

 

Les rivales, la V800 un poil en avance pour moi ;)

920 vs 800, qui dit mieux?

Ce fut une longue hésitation pour de nombreuses personnes je pense, qui a du finir en faveur de la 920 dans de nombreux cas vu la réputation de la montre dans le monde du triathlon. Pour ma part, j’ai acheté la Polar V800 peu avant la sortie de la Garmin 920, donc pas d’hésitations, la Fénix 2 et la 910 ne correspondaient pas à mes attentes à l’époque. Mais récemment, ma V800 montrait quelques signes de faiblesse (altimètre), et de peur de me retrouver sans montre le temps d’un échange en SAV, j’ai pris les devants et j’ais choisi de me procurer une montre Backup. Et histoire d’aller jusqu’au bout de l’assurance, j’ai choisi de prendre la Garmin 920 (plutôt qu’une deuxième V800, et j’ai longtemps hésité) afin de palier aussi aux éventuels soucis avec la plateforme Polar Flow parfois en maintenance (tout comme Garmin).

Voici donc après quelques séances mes retours sur la 920. Pas de détails tant la montre a été présentée, et est reconnue comme la meilleure. Juste un avis d’un Polar Fan boy sur la concurrence.

Contenu de la boite: avantage Garmin.

J’ai pris le pack Triathlon. Donc la montre noire, et surtout les cardios Piscine et Triathlon. En plus, dans la boite, un bracelet pour mettre la montre en option démontage rapide pour mettre sur le vélo. Inutile pour moi (trop peur de perdre la montre au fond du lac, et pas le temps de démonter la montre en transition), c’est quand même un plus pour le triathlete sur le papier. Ca fait monter l’addition, mais cela fait un peu plus noël que la boite Polar. Ces derniers ont compris d’ailleurs, et ils ont sorti la version spéciale Javier Gomez avec un peu plus de contenu.

Esthétique de la montre: Avantage Polar

Toujours personnel ce point là, mais selon moi, il n’y a pas photos. Même en version noire, la 920 fait sport quand la V800 en noir, en bleu ou en “carbone” Javier Gomez fait classe même en tenue de tous les jours. C’est aussi pour cela qu’elle commence à fatiguer chez moi, je la porte 24h/24h, et toujours avec moi pour un entrainement.

Et elle est massive cette 920. Légère, mais large surtout, ce qui la rend moins confortable que la V800. Et la V800 a le bracelet préformé, ce qui pour mes poignets fins la rend plus confortable quand la 920 est un peu trop grosse.

Ergonomie de la montre: Avantage Garmin

Sur des détails, mais ces petits plus qui font la différence à l’arrivée. La possibilité d’éteindre la montre, de modifier les affichages de la montre directement avec les boutons, et même directement pendant un entrainement, téléchargement automatique des séances via wifi (donc sans enlever la montre, juste tout seul pendant la douche ou les étirements😉 ). Par contre, rechargement plus rapide je trouve pour la V800, avec aussi la bizarre impression qu’elle se décharge moins vite, alors que l’autonomie est supposée moins bonne que la 920, mais j’ai pas encore eu l’occasion de pousser les deux montres à bout (la V800 encore à plus de 70% sur un Triathlon HIM).

Qualité sportive, ca dépend.

Natation: Garmin 920 sans aucune comparaison possible.

Bien que les mise à jour aient rendu la V800 compétitive sur le papier, la 920 dans la pratique est juste plus juste. Pas une longueur loupée en 6 séances, un affichage clair sous l’eau, une ceinture (faite spécialement pour en même temps) qui tient bien en place bien que toujours inconfortable car il faut serrer fort (et moins souple que celle de la V800). Bref, pas une hésitation quand je dois aller à la piscine, c’est la 920 sans sourciller. Et pareil en eau libre, la V800 a un souci de conflit entre le GPS et le cardio, donc pas de données cardio fiable quand le GPS est activé, bien que le GPS reste ultra fiable (un gros point fort de la V800 depuis toujours).

Vélo/CAP: Kif Kif, pas de mauvais choix.

Clairement, on peut pas se tromper, les deux sont justes au niveau allure, les deux sont juste au niveau cardio, les deux sont capables de guider la séance d’entrainement. A chacun de se faire son choix. Perso, une préférence à la V800 pour son meilleur ressenti sur le poignet, un affichage plus clair et lisible, et des vibrations plus perceptibles que la 920xt je trouve. Le cardio nouvel version Garmin est par contre bien plus confortable je trouve, non pas la texture la ceinture (Polar, au top) mais le placement des électrodes ne me cause pas d’irritations comme les autres sous le sternum, donc bravo à Garmin pour ca. Pour le vélo, un plus pour la 920 peut être, avec la possibilité d’afficher la puissance moyenne 3s/10s quand la V800 propose seulement la puissance instantanée.

Triathlon: Polar V800

Certes pas la meilleure pour le cardio pour la partie natation comme déjà mentionné, mais l’important n’est pas là. Ce qui m’importe, c’est la fiabilité et l’efficacité. Et la V800 fait ca parfaitement. Pas de beug (comme trop souvent reporté pour la 920), pas de problème pour lire la montre sur le vélo la montre au poignet (écran plus grand que la 920, et le N&B assure une bonne lisibilité quelque soit la luminosité). Possibilité aussi de faire des laps en mode triathlon. Je ne comprends pas cette absence chez la 920, malgré plus de boutons… Et presque impossible de louper une transition sur la V800, car deux boutons séparés, et sur le coté donc difficile d’appuyer dessus par inadvertance.

 

Offre logiciel: Polar Flow/V800

Garmin connect est plus poussé niveaux infos (météo) et social, mais Polar Flow est juste plus confortable pour avoir accès à ces données, et des intervalles enregistrés, et aussi sur des tours personnalisés à posteriori.

 

S’il ne fallait en garder qu’une: V800

Ca va varier selon les personnes, mais pour moi, V800. Elle est fiable, complète, et utilisable tous les jours comme dans les conditions d’entrainement les plus difficiles (pluie, sombre, soleil …). Je vais donc surement pousser jusqu’au bout ma V800 pour craquer pour la remplaçante. Si la remplaçante doit tarder, le 920 assurera la régence sans aucun soucis ni frustration, mais mon coeur reste attaché à Polar.

Les rivales, la V800 un poil en avance pour moi ;)

Les rivales, la V800 un poil en avance pour moi😉

Triathlon Obernai: resultats vs pronostics

Ce que j’aime bien avec l’idée de mon blog, même si ca reste peu lu et que c’est personnel, c’est que c’est une bonne occasion pour moi de mettre en plan une stratégie ou un plan de course, et de voir après le résultat. Et une fois écrit, c’est écrit.

J’avais joué le jeu pour mon marathon et son plan de course, j’avais tenté l’aventure pour mon premier triathlon, et j’avais décidé de récidiver pour le triathlon d’Obernai. Voila l’heure du bilan.

Diapositive2

Les temps hypothétiques il y a quelques mois en arrière

Le triathlon étant passé, voici les résultats.

Natation: prédiction 38’47. réalisé 37’13 (T1 incluse). Soit la 47ème performance (sur 194 finishers). Plutôt pas mal, je ne pensais pas pouvoir nager si vite (presque 1’30 de moyenne à la montre, surement 1’35 si on considère que j’ai vraiment nagé 2100m, peu probable). Super progression pour moi.

Vélo: prédiction 2:54:27, réalisé 2:55:52 (dont une pause pipi). Soit le 60ème temps. Un peu en dedans, mais on va pas chipoter. Je pense avec le recul que j’aurais pu aller bien plus vite, 1) en attaquant plus dans les descentes roulantes et sur le plat, et 2) en étant meilleur techniquement dans les descentes techniques justement….

Course à pied: prédiction 1:32:11, réalisé 1:31:27. Soit la 30ème performance. Pas loin n’est ce pas? Et pourtant, c’est la partie qui me laisse le plus de regrets sur ce triathlon, tellement ce fut dur niveau sensations. Mais voila, force de constater que ce ne fut pas si mal.

Final: prédiction j’étais partis sur un 5h05 dans le meilleur des cas. Je finis en 5h06 et des poussières. Donc, ca a plutôt bien marché cette fois encore les prédictions…

A une prochaine pour un nouvel essai, probablement Bergerac fin juillet, déjà couru l’année dernière.

Capture

Triathlon d’Obernai: le CR brut pour un Tri de Brute

J’en avais pas trop parlé, je ne sais pas ce qui m’a retenu, la trouille peut-être… Mais voila, mon premier triathlon HIM/L est passé, et je suis plutôt mitigé, voir surpris des conséquences à tirer de tout ca. Mais du coup, je vais garder mes impressions pour plus tard en ce qui concerne les enseignements de cette journée.

Bref, je n’ai pas trouvé beaucoup de récit détaillé de ce parcours, je me permets donc de livrer mes impressions sur le parcours de ce triathlon d’Obernai format L ou HIM. Désolé d’avance pour la longueur, mais on ne peut pas résumer vite fait une telle épreuve.

Avant le Jour J:

Le début de l’histoire remonte à 2015, l’envie de tenter du plus long en triathlon me tente. Comme tout triathlète qui se respecte (ou pas), je fais ma liste des courses en novembre, avec les infos de 2015 pour prévoir 2016, en attendant la sortie du calendrier de la fédération. J’attends donc Janvier, et la fin du marathon pour me décider. Le marathon s’est bien passé (j’aime toujours pas ca ^^), pas trop de douleurs, et la progression semble pas mal en course à pied, je me dis, allez, on tente le coup, et boucle la réservation pour un triathlon que j’avais repéré vite fait: Obernai, format HIM (2.1km/82km/21km).

Pourquoi Obernai: Pas trop loin de chez moi (4h quand même), pas trop cher (enfin, comparé à un label), une très bonne réputation, et tout proche de chez des amis ce qui devrait nous garantir un bon weekend en famille. On va faire bref: en fait c’est loin, en fait c’est cher (l’hébergement est hors de prix), en fait j’avais pas bien lu (ou pas du tout à vrai dire) le parcours, et en fait les amis se sont révélés être absent ce weekend  donc voyage sans la famille. C’est un bon début, ca sent déjà bon la loose.

J’avais tout prévu niveau plan d’entrainement fin  2015. Natation: inscription club nat. Vélo: trainerroad à fond. CAP: garder le même rythme. Dans la pratique fin du premier trimestre 2016: natation ce fut surtout du court donc incertitude sur le long, CAP ca a volé en éclat car perte de motivation plus des soucis tendinite TFL niveau fessier suite à mon 10km (et l’entrainement surtout), et pour finir des semaines de formation non prévues plus des enfants malades qui ont fait des trous dans la deuxième partie de préparation vélo. Bref comme dit précédemment, vu la préparation, j’ai revu les objectifs à la baisse (de toute façon irréaliste, cf la non-lecture du parcours avant de m’inscrire), c’est à dire juste me faire plaisir. Bah même ca, j’ai loupé, vous verrez😉

La course arrivant, j’ai successivement découvert: que la natation faisait 2,1 km au lieu des 1,9km attendus, que le vélo présentait environ 1500m de D+, et un semi tout sauf plat pour finir (300m de D+). Si besoin était, de quoi me faire douter encore un peu plus de finir.

Bref, voyage seul le samedi sous les orages, nuit agité dans un VVF sonorisé comme un Formule 1, je suis en grande forme le dimanche matin.

Dimanche 5 Juin: The Big Day
(The longest Day, c’était le lendemain)

Pré-triathlon:

Et oui, il y a pas mal à dire pour ce triathlon avant même la course.

  1. Retrait des dossards, la veille (ou le matin). Tout roule, c’est bien rodé (comme tout le reste, autant le dire tout de suite). On a les lots, le dossard, et deux sacs un noir et un bleu. Le bleu, c’est pour les affaires de course à pied, à mettre en place à T2, rien d’anormal. Un sac noir pour T1, car T1 et T2 sont séparés, ca c’est plus rare.
  2. En guise d’échauffement, il faut se rendre à Benfeld, lieu de la natation. Un peu plus de 16kms en vélo, entre les deux sites. Ca permet de s’échauffer, mais un peu long. Un grand merci au local qui m’a gentiment guidé sur la route, pas sur de ne pas avoir tenu plus de watts derrière lui que durant le triathlon, un sacré cycliste.
  3. Mise en place dans le parc, nickel, des bénévoles de partout pour nous conseiller. Le temps d’aller enfiler la combi, un échauffement rapide, et c’est parti pour le départ.

Natation:

Un départ sportif (mon premier) malgré un nombre restreint. Plein de pieds devant moi, plein de mains qui me chatouillent les pieds. Du coup, je mets un peu plus de pieds histoire qu’on me fiche la paix, ca a l’air de marcher.

Un peu de mal à aller droit, heureusement qu’ils ont mis des lignes de natation dans le lac entre les bouées (un  peu petite, et de la meme couleur que les canoées …). Trois tours, donc deux sorties à l’australienne. Ca me faisait un peu peur, et au final, c’est très agréable ce changement de rythme.

Résultat: 37’13. Avec la T1, car la puce est sur le dossard. Un peu foiré la transition à la montre, car juste pris un lap. Du coup, une natation estimée à 34’15 (oui le parc est petit). En comptant les sorties à l’australienne, ca fait une allure proche des 1’35, voir moins. Meme en combi, j’ai jamais aussi bien nagé (merci au coach Jojo pour les 100m depart 55). Eau nickel, plage nickel, parc nickel. Bref, un grand moment de plaisir (j’en suis encore tout surpris).DSC04470

Vélo:

Le parcours vélo commence par 14 kms de plat, bien roulant bien que moyennement pavé et pas mal de virages. Cela permet de bien s’hydrater et s’alimenter après la natation.
La suite s’avère nettement plus piquante. En apéritif, la montée vers le Hohwald. Une route somptueuse en sous bois, bien pavée, ca monte régulier. Que du plaisir. On alterne aussi entre faux plat et descente, c’est une partie vraiment plaisante, bien que un peu longue au gout de certains. J’avais repéré la veille sous des trombes d’eau, ca me faisait peur, mais ça a séché durant la nuit, nickel le lendemain.
Ensuite, on continue la grimpette jusqu’au col de la charbonnière. Un peu plus pentu, mais des passages roulants aussi, une chaussé un peu moins bonne mais toujours roulante. Enfin en dessert, la montée au champ de feu histoire de finir d’achever les mollets et les quadris. L’arrivée au champ de feu marque en fait presque la mi course, donc un M passé à grimper, il faut forcément s’attendre à descendre.

Première partie de descente très très roulante et grisante, en position aéro et tout. Perdu un bidon (de l’orga) dans la bataille car ca va vite, mais même mouillée, la route est sécurisante. Deuxième partie de la descente, la route du Mont St Odile, fermé à la circulation pour l’occasion. Et heureusement. Une route technique, plutôt cahoteuse (un deuxième bidon de perdu, toujours ceux de l’orga). J’ai eu honte de moi lors de cette descente, un peu pétrifié par la pente (je suis pas un descendeur, et toujours une appréhension sur route mouillée suite à ma chute l’année dernière), je me suis fais doublé par des cyclistes bien plus agiles, désolé de les avoir gêné (peut-être), je faisais comme je pouvais.

Puis enfin 5/6km très roulant en descente légère pour rejoindre Obernai.

Bref, un parcours, exigeant, technique, mais de toute beauté. J’ai pas tant souffert que ca même si j’y ai perdu plus de forces que prévu je pense (à venir dans un autre post). Et surtout, un parcours d’une logique inouïe. On a pas l’impression de tourner en rond, on passe juste dans des endroits splendides. Et le parcours se suffit à lui même, les organisateurs n’ont pas essayé de faire 90 km pile poil ou 80, 82 km de pure logique et de pure plaisir même pour un non cycliste comme moi. J’ai adoré, et j’ai même trouvé frustrant de ne pas en faire plus, voir de devoir me retenir en prévision du semi derrière. Bref, un parcours vélo de triathlon qui m’a réconcilié avec le cyclisme tout court. Et c’est pas rien.

Résultat: 82km en 2h55mn52. C’est à peu près ce qui était prévu, mais pas mal de regrets par rapport au temp perdu(et aux places perdues) dans les descentes à devoir freiner à mauvais escient.

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Course à Pied:

Ce qui aurait du être le meilleur c’est transformé en pire moment de la journée. D’habitude, sur les M, la natation et le vélo sont juste un échauffement pour la cap. Cette année, peu d’entrainements en CAP, du coup, je n’ai pas vraiment apprécié l’effort, peut-être du aussi à la longueur de l’épreuve et à des erreurs de gestion.

Une transition rapide, on pose les vélos les un à la suite des autres, on prend son sac bleu (petit sac dépose la veille), on essaye d’y faire tenir toutes les affaires vélos (pas évident ca), on se change et on repart. Toujours un parc petit, donc transition rapide, même si c’est pas clair où se situait la sortie du parc (pas d’arbitres à la sortie, mais 1 à l’arrivée), j’ai lapé deux fois par erreur.

Mais bon, un parcours en 3 boucles, ca se présente mal, j’aime pas les boucles. Et puis, pas spécialement plat. Et comme si le dénivelé ne suffisait pas, on doit passer deux fois par tour sur un escalier métallique pour enjamber une route, c’est cassant. La boucle se caractérise par une première partie plutôt montante, avec deux cotes plutôt violentes, puis une seconde partie descendante (raide). Un mix de revêtement, 2/3 route, 1/3 chemin stabilisé. J’avoue avoir trouvé le parcours très très monotone, malgré la présence de nombreux volontaires et de quelques spectateurs toujours très amicaux, et des ravitos régulièrement disposés et efficaces. Mais bon, peut être aussi la monotonie venait du fait que je n’étais pas au mieux de ma forme.

Environ 20,6km bouclé en 1h31mn27, bien loin de mes objectifs de moins de 1h30 voir moins (mais c’était avant de voir le dénivelé). Mais surtout, que de mauvaises sensations.

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Bilan

Parcours: dur mais beau, surtout le vélo. Juste la logique d’aller nager à Benfeld qui oblige à avoir un moyen de transport, ou de faire la route à vélo. Moyen. La gestion des transitions par sac, je suis pas fan. J’aime bien pouvoir disposer mon bordel à ma place. Mais bon, faut faire avec les deux sites.

Organisation: Au top, du début (samedi) à la fin (douches). En nombre, à peu près au courant de tout, toujours dispo, pas trop d’attentes que ce soit pour le dossard, les récompenses, le barbecue…. Mention spéciale pour le massage qui m’a remis d’aplomb, et permis d’enchainer avec les 4h de route dans la foulée. Signalisation légère mais efficace. Une machine bien huilée, et de très bonne humeur.

Les ravitos: bien. Que ce soit vélo ou cap, ils sont bien disposés. J’ai juste eu un soucis avec les bidons Overstims. Je les ais trouvés sous dosés, et les bidons ont une fâcheuse tendance à se faire éjecter. J’avais deux bidons à l’arrière de la selle, et par deux fois, les bidons Overstims se sont fait catapultés alors que mon bidon perso à tenu à chaque fois.

Global: content d’avoir fait cette course, j’ai encore du mal à digérer la cap qui a gâché l’expérience. Je finis en un peu plus de 5h06, ce qui est une bonne marque je pense pour un premier HIM, surtout vu le profil, et compte tenu du niveau très relevé (championnat d’Alsace). Je suis en train de réfléchir sur mes erreurs qui pourraient expliquer les mauvaises sensations sur la cap, en tous les cas, je suis à ma grande surprise emballé par l’idée de retourner sur un tri au parcours exigeant pour 2017. Probablement Vouglans du coup, ou Belfort, Gerardmer, Ventouxman ou Naturman, bref, des parcours tout sauf plat. Car j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer dans les bosses, moi qui suis pourtant habitué à des parcours plutôt plat, et avec un gabarit plutôt puissant (ou lourd😉 ) pas forcément adapté aux grimpettes.

 

 

 

Un sac pour les emmener tous

Il y a des quêtes interminables, comme celle du sac idéal. En l’occurrence, comment transporter toutes les affaires dont j’ai besoin, que ce soit pour une course à pied, une séance de natation, ou pire tout réuni pour un triathlon ?

A peu près toutes les grandes marques de triathlon proposent leur propre solution, appelée sac de transition. Cela peut aller de la caisse en plastique au sac de compétition façon Rolls Royce. Pour ma part, j’ai fait confiance à Triathlon Competitor, qui recommandait une marque dont je n’avais jamais entendu parler avant, Ogio, et leur modèle Endurance 9.0 qui serait un sac bien conçu pour le triathlon (entre autres). Donc voila mon avis après quelques semaines d’utilisation.

Les données techniques:

69x33x32 [cm] soit un volume d’environ 60L pour 1.5kg à vide. Construit en polyester machin et nylon bidule, le fait est qu’il semble solide, c’est l’essentiel. Particularité du sac, il est bien équipé en poches et en compartiments, dont plusieurs pensés pour accueillir du mouillé. Enfin, il se porte bien comme un sac à dos, et non avec une lanière, ce qui le rend très confortable même chargé ou une fois monté sur le vélo pour un trajet direction la piscine.

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Les rangements:

Trois compartiments principaux, destinés à recevoir les vêtements (de tri, de mauvais temps et de rechange) au milieu, et sur les cotés une poche destinée aux chaussures (sèches ou humides) et une autre pour les menus objets. Cette dernière se voit aussi équipée d’une “sous-poche” sécurisé, qui permet de mettre à l’abri des objets fragiles tels que des lunettes par exemple, bien vu. Cette poche cache aussi à l’extérieur un filet permettant de venir fixer de manière sûre un casque à vélo.

En dessous, on trouve une large poche, de la surface du sac mais peu haute qui peut accueillir une combinaison sèche, ou humide du fait d’une ventilation optionnelle par zip et d’un revêtement étanche. Cette poche s’ouvre très largement par un zip, et on peut s’en servir pour transporter des objets encombrants sans refermer complètement le zip, des palmes par exemple chez moi en laissant dépasser un bout. Super pratique.

Enfin, sur les grands cotés, on retrouve deux poches que l’on va dire d’organisation. L’une peut servir à l’administratif, j’y colle aussi le matos de réparation. Une autre poche est dédiée à la nutrition (c’est marqué dessus, mais on y met ce que l’on veut). Un truc que j’ai pas compris, c’est qu’à l’extérieur de l’une de ces poches, il y a deux autres petites poches escamotables pour stocker des bidons. Mais pourquoi diable les bidons ne sont pas stockés sur la poche dédiée à la nutrition? Cela m’aurait semblé plus logique. Peut-être une question d’équilibrage.

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L’équilibre global.

Une fois chargé, voila mes impressions.

D’abord, on en met vraiment beaucoup dedans, et ca reste confortable. Les vrai plus, c’est de pouvoir le porter sur le dos (avec une ceinture de poitrine, mais pas de hanches😦 ). Les bretelles sont aussi ajourées pour éviter de transpirer, mais sont aussi prévues pour porter le sac à une main, malin.

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Le gros plus, c’est que le sac est aussi très confortable lorsqu’il est presque vide. Il est souple mais suffisamment rigide pour tenir tout seul. Du coup, je n’hésite pas à le prendre pour un triathlon complet tout comme une simple sortie natation ou un voyage sportif.

Des compartiments zippés, maillés, transparents un peu partout, très pratique pour aider à organiser le bordel qui caractérise le triathlète moyen. Car entre l’alimentation, les papiers, téléphones, clés, licence, infos … pouvoir tout compartimenter, c’est sympa.

Quand les compartiments viennent empiéter sur le compartiment principal.

Quand les compartiments viennent empiéter sur le compartiment principal.

Aux rayons des critiques négatives, je dirais:
– Pas de sangle de hanches, dommage pour les longs portages. Mais le matos reste léger, c’est pas un sac de rando non plus, donc un inconvénient mineur vu le confort des bretelles.
– Pas de housse de pluie, peut-être que le nylon est suffisant, mais une housse de pluie rassure si vous devez laisser le sac sur l’air de transition pendant des heures. Surtout que c’est certain, les zips ne sont pas waterproofs eux. Et une housse, toujours sympa pour protéger le sac dans une soute de bus par exemple ou un coffre de voiture.
– Pas de moyen d’identifier le sac à l’extérieur, pourtant pratique pour vérifier si c’est bien son sac, mais l’avantage, c’est que celui ci est assez original encore sur les triathlons en France.
– Les zips ne sont pas prévus pour être fermés avec des cadenas, sauf la poche de protection pour lunette, dommage.
– Le sac est d’un encombrement limité, c’est sympa pour le stockage, mais ca devient compliqué quand on commence à le remplir, car les poches des extrémités viennent alors empiéter sur le compartiment principal. Un peu dommage. Mais dans le même temps, si on n’utilise pas les extrémités, l’espace principal est alors grand, et pas de poches vides aux extrémités qui flottent. L’un dans l’autre, je pense que ce compromis n’est pas mauvais vue l’orientation du sac, les affaires du compartiment principal étant surement destinées à finir leur course dans le compartiment mouillé à la fin de la course, donc c’est un peu le principe des vases communicantes avec un volume de sac constant.

Au final, bien content de ce sac pour le moment. Il a grandement participé à l’amélioration de la cohabitation de mes affaires de sport avec madame, que ce soit à la maison mais surtout en voiture lors des compétitions ou séance. Fini les chaussettes/gels/bouteilles trainant partout dans la voiture, le bordel est caché, et aussi facile à retrouver.

 

blue dream sky numbers background illustration

Trop de données tue l’entrainement?

Dans la course à l’armement du sportif, on nous abreuve de nouvelles métriques soit disant là pour nous faire mieux courir. Ca commence en CAP, avec la cadence, le temps de contact… et pleins d’autres choses que l’on peut afficher sur nos montres. Le vélo, c’est encore pire, car avec l’avènement et la relative démocratisation des capteurs de puissance, on a de nouvelles métriques en veux tu en voila. Et les compteurs se perfectionnant, il est possible maintenant d’afficher 6-7… de ces métriques en roulant. Un coup à finir dans le fossé ou dans une voiture.

Mais en triathlon, une des particularités, c’est l’enchainement des trois sports (et oui, je suis fort pour les révélations chocs). Du coup, on doit avoir un outil pour nous suivre tout le long, et c’est en général une montre bien que certains embarquent un compteur juste pour la partie vélo. Moi, je suis prudent, donc je ne veux pas laisser mon compteur sur le vélo sans surveillance, donc je cours juste avec la montre, et utilise le compteur à l’entrainement. Je me suis alors demandé qu’elles étaient les valeurs dont j’avais vraiment besoin d’avoir pour bien courir/rouler, sachant que je suis limité à 4 lignes sur ma montre, et que j’ai pas envie de changer d’affichage toutes les 5 minutes.

Du coup, sur une séance vélo récente, je me suis lancé avec ma montre, en affichant seulement les watts et le temps pour pouvoir faire comme il faut la séance (des blocs à allure HIM) mais pas d’infos sur la Fc, cadence ou vitesse durant la séance. Et parce que la montre est au poignet, pas vraiment facile de contrôler la puissance tout le temps, donc plutôt une séance faite au feeling, comme cela le sera le jour de la course en fait.

Pour le matos: Polar V800 (vitesse/distance/temps) et ceinture H7 (FC), powermeter Powertap P1 (puissance, cadence et équilibre gauche droite). Objectifs de la séance: 4 blocs d’environ 15′ à allure HIM soit environ 238w en moyenne (85%FTP), enchainé avec une séance cap, la séance ici pour les curieux.

Résultats:

La vitesse = useless.

Les vitesses moyennesDans le monde du vélo, il y a ceux qui ne jurent que par leur compteur de vitesse, et envoie balader toute idée de FC, Puissance ou sensations. Force est de constater que dans cette séance, la vitesse ne reflète que très mal la réalité. Dur de distinguer les période de travail ou de celles de repos, à moins de savoir le dénivelé ou le vent ou encore la sinuosité et le type de revêtement de la route.

 

La puissance et la FC: de bons indicateurs.

Puissance et Fréquence Cardiaque

Pas surprenant, la puissance est pile dedans car je visais une séance basée sur des cibles de puissance. Mais à l’instar de l’ami Rémi, j’ai essayé de faire la séance aux sensations, donc plutôt content de voir que je suis pil poil dans les cibles. La 2 est un peu haute, mais s’explique par un profil un peu ascendant avec des virages et du vent, donc j’ai envoyé un peu plus que prévu tout en restant dans les cibles (hautes). Agréablement surpris par la FC, elles sont 1) assez basses (environ 10bpm des zones de FC), 2) régulières dans les répétitions (1/3/4) et 3) très bien corrélées avec les valeurs de puissance. Que ce soit puissance ou FC, dans des séries assez longues comme ici, les deux peuvent etre utilisées pour juger de l’intensité de l’exercice. Après, j’ai un cœur qui réponds assez vite à l’exercice pour monter dans les tours, comme pour redescendre à condition que je ne me sois pas cramé bien sur.

Les autres données de Geek: Cadence et Équilibre Gauche Droite.

CadEquiAlors la, on rentre dans le plus ou moins scientifique.
La cadence, nombreux sont ceux qui ne jurent que par ça, avec des valeurs de plus de 90 quoiqu’il arrive, d’autres par de la force, et d’autres par une cadence propre à chacun. Dans mon exercice à l’aveugle (pas de valeurs affichées), je m’aperçois avec surprise que naturellement, j’ai une cadence au dessus de 90, je m’attendais plus à quelques chose proche de 84/86. Je vois aussi que ca diminue au fur et à mesure des répétitions, c’est qu’avec la fatigue, je ne tiens plus des cadences aussi élevées qu’au début. Après, c’est compliqué à discuter, car les valeurs de cadence moyenne affichées prennent en compte les moments de non pédalage (descente), donc selon le dénivelé, ca peut changer (Rep 2 vs rep 3 par exemple). Bref, instructif, c’est un truc que j’ai travaillé pour l’augmenter, et ca explique pourquoi la cap enchainée (Brick) c’est super bien passée. Mais en tant que telle, pas vraiment utile sur le vélo pour gérer l’effort une fois qu’on est habitué à travailler à haute cadence. Bref, sympa à avoir en résumé de séances, mais pas forcément le jour de la course.

L’équilibre Gauche Droite traduit lui la force que l’on met sur la pédale gauche et droite. Le 50/50 est soumis à débat, et on ne sait pas encore s’il faut avoir une symétrie parfaite ou si une asymétrie est ok. Mais bon, 90/10, ca serait pas bon. Dans mon cas, plus de force à droite. j’ai le même genre de déséquilibre en cap, mais je pense aussi que ca peut s’expliquer par le fait que la chaine et les plateaux sont à droite, donc naturellement on pousse plus fort avec cette jambe. Bref, ce que je trouve marrant, et que j’ai du coup constaté sur d’autres séances, c’est que plus je mets de puissance, plus le ratio tend vers le 50/50, ou 47/53 dans mon cas. Par contre lors des récups, ca redescend à 45/55. Ce dont je me suis apercu, c’est que pour ma jambe gauche avait tendance à avoir un cycle de pédalage moins complet que la droite. En fait, plus que de la puissance, c’est le temps à pousser qui est différent. Du coup, la jambe droite fatiguerait plus. Par contre, quand ca devient dur, bah les deux jambes s’équilibrent. Voir même quand je suis vraiment dans le dur, j’ai parfois du 55/45, donc plus de puissance sur la jambe gauche. Bref, au final, surement de quoi travailler pour améliorer mon équilibre à faible puissance, car ca représente l’air de rien la majeure partie des kilomètres parcourus. Mais pas d’intérêt vraiment à l’avoir en course.

Donc au final, des données intéressantes à analyser à posteriori, mais je vois pas vraiment l’intérêt de l’avoir en course.

Epilogue: affichage le jour de la course.

Ca devrait se résumer à: Puissance, FC instantanée, Distance et Temps. Voir un affichage principal à 3 lignes: puissance en gros, Fc et distance en plus petit, car au final, la puissance sera le principal moyen que j’utiliserais comme garde fou, la majeure partie de la course devrait se faire à la sensation. Et seule la distance compte sur un triathlon, le temps est anecdotique, surtout vu la gueule du parcours.

Et pour la cap? Pareillement. FC en gros puis allure instantanée, Temps et distance. Soit 4 champs car plus facile à lire en courant qu’en roulant. Allure moyenne donnée tous les km par la fonction tour auto, l’idée est de toute facon de courir là encore à la sensation.

 

Que c’est bon d’oublier l’aseptisation

Les fumeurs me comprendront peut-être, l’un des premiers plaisirs que l’on redécouvre en arrêtant de fumer, c’est le gout et les odeurs.

Et il y a des choses comme cela dont je redécouvre le plaisir du fait des sensations lors de mes entrainements.

Les roues à vélo: j’ai craqué récemment pour de nouvelles roues. Et l’uIMG-20160311-00032 (Copier)ne des caractéristiques principales (outre le fait évident qu’elles me font aller bien plus vite of course), c’est qu’elles sont bruyantes. De nombreuses personnes l’avaient mentionné sur les rares test que j’ai lu. Et effectivement, elles font du bruit. Mais bon dieu que c’est bon d’entendre les roues gronder, surtout lorsque l’on accélère ou que l’on relance. C’est comme une voiture ancienne versus une voiture neuve, que c’est bon d’entendre le moteur et la voiture vibrer. Marre de ces voitures dont on ne sait même plus si le moteur tourne.

Le vélo carbone: certains critiquent son manque de confort, surtout un vélo aéro, mais que c’est bon de sentir la route. Et aussi ça rappelle à quel point on est fragile, ne jamais se croire plus fort que la route ou qu’une voiture, ou même un moucheron venant à contre sens.

IMG_3190 (Copier)Les chaussures légères: je suis pas fan du minimalisme, pas pour moi. Mais un bon côté de cette tendance à mon avantage, c’est la multiplication des options pour avoir des chaussures plus légères. Et j’ai enfin retrouvé des chaussures à moins de 300g pour courir quelle que soit la course (Sayonara, 296g), voir même moins pour les chaussures les plus rapides (Hitogami 2, 266g), et même proche des 200g pour les plus légères (Hyper Tri, 204g). Je précise que c’est en pointure 46 voir 47 selon les marques (et pas les données fabricants en 42 sans les lacets…), donc il y a de la matière. Mais quel joie de retrouver les sensations du pied qui sent le sol, et la souplesse qui va avec aussi.

La vraie nourriture: j’ai longtemps du me contenter de gels, car rien ne passait lorsque je court. Mais depuis que je fais du vélo, je peux enfin faire du sport et manger de vrais trucs. A moi les barres de céréales maisons, les gâteaux de riz avec les fruits de saison. Bref, que c’est dur de revenir aux gels après (car c’est quand même pratique).

Le retour des céréales complètes: que ce soit dans le pain, mais aussi dans les pâtes, quel bonheur de retrouver du gout. En tant que père de famille, je me sers parfois des pâtes “3 minutes” en dépannage, mais bon sang que cela a le gout de rien.

Le retour de la laine: les vêtements techniques, c’est révolutionnaire en terme de confort lors des sorties en été ou en hiver. Mais reste que la sensation du synthétique, je n’ai jamais pu m’y faire. Heureusement, de plus en plus de solution avec des matériaux “naturels” reviennent parmi nous. j’avoue que j’adore toujours courir en t-shirt en coton. Et aussi avec de la laine Mérinos en hiver, mais même en été maintenant.

Voilà, pour déborder hors sport: vive le coca rouge (j’en prends pas beaucoup, mais tant qu’à faire prenez l’original, il est pas plus mauvais pour la santé que le light ou zéro), vive la mayonnaise, que du bon gras (ou presque), vive la moutarde Amora fine et forte (c’est quoi la quantité minimum de mi- forte pour sentir quelque chose??), vive les whiskys non filtrés et non à la triple distillation, non à l’assemblage dans les vins, pour les fromages au lait cru, pour le jambon avec son gras et sa couenne, la liste est longue, et elle se rallonge de jour en jour, c’est une bonne nouvelle.

Polar V800/V650: maj de la guidance

Comment le traduire en un mot? Je sais pas. En plusieurs, la V800 peut maintenant vous permettre de “suivre un trajet prédéfini”.

Disons que la V800 (et tout l’écosystème Polar en fait, dont le V650) a maintenant l’option d’importer un itinéraire sous Polar Flow, et de le mettre dans votre outil (montre ou compteur vélo) pour pouvoir le suivre après sur le terrain. Très très pratique sur le papier, mais cela marche t’il dans la réalité??

1ère étape: Création de la trace GPS

Suivre un trajet, c’était déjà +/- possible, encore fallait il que vous l’ayez déjà parcouru. Bref, inutile car à priori pas besoin d’aide pour un parcours que l’on connait déjà. Donc maintenant, vous pouvez créer un parcours de toute pièce, ou utiliser celui d’un ami. Le truc c’est d’avoir un parcours en .GPX.

Bonne nouvelle, très simple à avoir. Garmin ou Suunto peuvent les exporter si votre ami a couru avec sa montre. Si le parcours est encore en projet, et bien un logiciel d’itinéraire basique, type Strava (que je recommande pour ca), Openrunner (pour les tracés ultra précis et avec un profil altimétrique détaillé) ou bien encore Trace de trail feront parfaitement le job de 1) tracer la carte sur une carte IGN (ou autre) sur internet, et 2) exporter ce parcours en GPX sur votre ordinateur.

2ème étape: Importation sur Polar Flow

Dans l’écosystème Polar (comme ailleurs), tout passe par leur site internet. Donc rendez vous dans votre zone. Rayon Favoris, un nouveau bouton est apparu “importer un itinéraire”.

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Suffit de cliquer, de glisser le fichier GPX dans la boite qui s’ouvre, de sélectionner (optionnellement) un sport associé, et c’est parti.

3ème étape: synchronisation sur la montre

Affichage du parcours favori

Affichage du parcours favori

Reste ensuite à synchroniser son compteur ou montre, et le parcours se retrouve alors dans les favoris de voitre montre ou compteur. On le choisit alors, on clique sur Start, et c’est comme d’hab. Sauf qu’un nouvel écran apparait nous montrant le chemin.Une fois lancé, on a donc un  petit tracé de la route à suivre.

Pour la V800, ca sera un petit chemin en pointillé, en trait plein le chemin déjà fait. Une petite flèche pour nous indiquer la direction, et un cercle là où nous sommes. Basique, le haut de la carte se met dans la direction où l’on avance, et non au nord. Ce qui est pratique. A l’arrêt, la montre cherche à aligner la carte avec le nord, mais pour moi ca ne marche pas vraiment. Voir même, ca cafouille pour peu que l’on est un objet magnétique, type un téléphone pour la photo, à proximité. Autre indication, la distance restant à parcourir, et une échelle des distances. Et c’est tout. C’est minimaliste. Pas de représentation des autres chemins, seul celui que l’on doit suivre y est.

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Pour le V650, on a un peu plus. On a le fond de carte (crado, open map où je ne sais quoi) sur lequel se dessine le tracé en rouge, et en bleu le déjà fait. Un petit rond rouge et une flèche pour nous dire où l’on est (au milieu de l’écran) et où on va (vers le haut de l’écran toujours😉 ). Toujours la distance restante, une échelle des distances, et surtout une rose des vents, avec le nord en foncé. La encore, une fois arrêté, la flèche se paume un peu, mais dès que l’on repart, c’est opérationnel.

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Mon sentiment

Je l’ai attendu cette mise à jour. Et maintenant qu’elle est sortie, et bien je me demande un peu pourquoi.

Les plus:
1- Ca marche bien. J’avais l’impression que les produits Polar étaient précis niveau GPS, confirmation. La fonction est précise. Elle nous localise rapidement, en sous-bois comme au milieu de ruelles, et on ne loupe pas les chemins (mais voir en négatif). Si chemin loupé, la montre nous met hors parcours dans les 10 premiers mètres, pas besoin de faire 100m pour s’apercevoir que l’on s’est trompé.

2- C’est sobre. Surtout sur la montre. Pas de chichi et du coup une lisibilité excellente. Pour le compteur vélo, la aussi c’est bien. Le fond de carte n’est pas très réaliste, mais aucun souci pour repérer la bonne route.

3- Facile d’importer. Un GPX, c’est universel. Ca se met dans la montre en 5 minutes tout compris, et go.

Les moins:
1- Un peu minimaliste en version montre. Je pense qu’en montagne avec de nombreux petits sentiers, ca peut être un peu compliqué. Mais vu la réactivité du GPS, on ne se trompera pas longtemps je pense avant de s’apercevoir de son erreur.

2- Les fonds de carte ne sont pas beaux. Ceux de Strava ou Polar Flow sont bien plus beaux, mais surement plus lourd en taille. Après, il y a d’autres produits plus orienté cartographie, chez Garmin je crois (Epix ?). A chaque produit sa cible.

3- On n’a pas ses données visibles en même temps. Oui, on s’entraine, donc c’est important d’avoir des données comme la FC, puissance ou l’allure. Du coup obligé de jongler entre les affichages. Pas un problème en cap, un peu plus sur un vélo sur la route ou dans les chemins. Pouvoir mettre la carte en arrière fond serait bien. Sinon, un mode “la carte apparait à chaque bifurcation puis s’en va” pourrait être sympa, façon GPS de voiture. Je me demande si c’est pas une option sur le V650 d’ailleurs, car parfois la carte apparaissait toute seule, je ne suis pas sur du pourquoi. Mais c’est peut être aussi arrivé quand j’ai parfois perdu l’itinéraire puis retrouvé (genre en coupant un rond point ou une intersection, à 5m près, il gueulait).

L’un dans l’autre, je ne pense pas l’utiliser souvent cette option, je préfère avoir mes données visible, et la liberté d’aller où je veux. Mais en région inconnue, je suis certain que je l’utiliserais, c’est largement au point. Donc pour moi, validé, bien joué Polar.

 

baignade_surveillee_piscine

Nouvelle orientation?

Un petit post rapide pour expliquer (en partie) mon absence relative.

Mardi, j’ai obtenu mon visa pour ma probable future vie professionnelle. Mon secteur d’activité actuel étant plutôt obscur, je prépare activement ma reconversion. La première étape fut d’obtenir le diplôme de BNSSA (Brevet National de Sécurité et Sauvetage Aquatique). Après avoir suivi le secourisme et la formation qui va avec, j’ai passé les épreuves mardi, et c’est tout bon.

Me voici donc apte à surveiller les bassins, à la fois de piscine mais aussi de bord de mer (a moi les maillots rouges). La réflexion est encore en cours (ainsi que les réponses pour d’autres boulots), mais je pense continuer les formations pour avoir le diplôme de maitre nageur (pour l’apprentissage de la natation et les activités de fitness aquatique). Et aussi suivre en parallèle les formations fédérale en natation et surtout en triathlon pour pourvoir faire de l’enseignement et de l’entrainement en club sportif.

Bref, bien content, je vois l’avenir un peu plus sereinement. A bientôt.

La dictature de la performance?

Vraiment?

Je suis un peu absent en ce moment, mais un article vient de me réveiller.

Runners, avec ces articles contradictoires d’un jour à l’autre m’a encore interloqué (voir énervé comme souvent). Comme relevé par un lecteur en commentaires, après nous avoir endoctriné avec de la perf et un sub50 sur 10k (comme si au dessus on n’était pas un vrai runner?), un article sur l’arrêt du dictat du chrono.

Mais bon sang, pourquoi j’arrêterais? J’aime cette dépendance, j’aime cette sanction finale (qu’elle soit bonne ou mauvaise). J’ai besoin de ça pour me motiver à bosser dur. Franchement, qui bosserait à l’école s’il n’y avait pas de notes? Même les meilleurs élèves arrêteraient de bosser s’il n’y avait pas de “récompenses” à la fin.

Comprenons nous bien, j’aime plus l’entrainement que la course, j’aime toutes les séances que je fais dans la semaine, les plus dures, les récups, les sorties longues. Toutes, car je sais à quoi elles mènent à la fin. Ma progression. Alors certes, la course n’est pas une fin en soi. Je respecte totalement ceux qui courent pour le plaisir, qui s’épanouissent en faisant cela. Qui court 4/5/6/10 fois par semaine juste parce qu’il aime cela. Mais soyons honnête envers nous même quant à nos motivations. Moi, je n’ai pas honte, je ne cours pas pour courir, je cours pour progresser. Ça peut être un dixième comme 10 minutes, je n’ai aucune personne à rattraper, aucune barrière mythique à franchir, j’ai juste besoin de me dire que j’ai bien bossé.

Pourquoi je me dis tout cela? Car en ce moment, j’ai perdu la motivation pour m’entrainer dur, car je sais que ma prochaine course ne se fera pas avec une préparation tip top et que je vais être à la ramasse. Est ce que cela m’angoisse? Non. J’ai au contraire volontairement levé le pied pour mieux profiter de cette préparation, mieux profiter des projets qui sont la cause de cette future performance en retrait. Et pour me préparer à vivre au mieux cette compétition qui s’annonce magnifique même sans un chrono de fou, car je sais que je vais rencontrer des gens sympas comme à chaque fois, et que les paysages seront splendides.

Du coup, des semaines plus light, des séances plus cools faites selon l’envie et non plus selon le plan. Et j’ai toujours l’impression de progresser😉. J’ai souvent lu et entendu des gens pour qui la course à pied est un moyen de mettre leur vie sur une meilleure trajectoire. Je ne suis pas comme eux, mieux je suis dans ma vie, plus je cours. La course à pied n’est pas une composante de l’équilibre de ma vie, c’est une résultante. Et c’est très bien comme cela. Suis je un runner? Non, c’est pas un style de vie pour moi, ça ne devrait pas nous définir.

Épilogue de ce billet:

Ras le bol des ces catégorisations, ou son inverse le déni de l’existence de catégorie.

Suis je un runner? Non, c’est quoi ce mot. Si j’ai envie de me changer les idées, pas besoin de courir pour faire genre je fais du sport, partir marcher avec mon chien dans la foret, sans chrono ni idée de la distance me suffirait, la course à pied n’est pas un plaisir en soi juste par le fait de courir. D’autres trouveront leur exutoire dans le yoga, l’aquabike …. Mais soyons sincère, je m’entraine dur pour m’améliorer, pourquoi en avoir honte?

Suis je sous le joug de la dictature du chrono? Oui je cours après le chrono, et non je suis pas prêt d’arrêter. Honnêtement, qui s’entrainerait 10 heures par semaine (ou plus) ou courerait plus de 50k par semaine sans avoir une envie de progresser au chrono? Des drogués au sport, je préfère être accroc au chrono, car je sais que quand le chrono ne sera pas là, je serais capable de lever le pied et juste profiter du sport. En sera t’il de même pour ceux juste accroc à l’endorphine lié au sport? J’en doute. Je revendique mon coté Garfield ci dessous. No pain no gain, certes, mais si je sais que les gains ne seront pas là, je serais bien content de ne pas avoir le “pain”, et savourerait mon repos. Et du coup, aucun remord ou scrupule à me repose.

Bref, tout ça pour vous dire, que oui je suis moins actif, mais c’est parce que ça va bien😉 et si je cours plus (+), c’est que ça ira encore mieux😉. Je cours donc je suis, je suis donc je cours.

J’espère ne blesser personne avec ce billet, (en particulier tout ceux qui courent vraiment pour leur plaisir, et qui ne mettront jamais un dossard) telle n’est pas mon intention. Je respecte (je pense) les différents visions, mais j’avoue que je trouve les textes de plus en plus culpabilisant envers ceux qui visent la performance. Désolé, c’est tout à fait légitime. Dans course à pied, il y a course, j’assume. Qu’un sport se démocratise, c’est bien, que les objectifs soient différents, c’est normal, mais pourquoi chercher à tout prix une uniformisation (vers un extrème ou un autre). Restons différent.